dimanche 18 mars 2012

Une sécheresse exceptionnelle frappe l'Europe

Une sécheresse hivernale, inhabituelle, s'est installée sur l'Europe occidentale et une part de la Méditerranée depuis le début de l'année. Selon les mesures de précipitations que vient de rendre publiques Météo France, le mois de février a été le plus sec en métropole depuis 1959. Sur la quasi-totalité du territoire, les niveaux de précipitations n'ont pas atteint le quart de la moyenne relevée pour les mois de février entre 1971 et 2000.

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jeudi 1 mars 2012

Les herbiers marins menacés en Méditerranée

Les menaces qui pèsent sur les herbiers de Posidonie de la mer Méditerranée ont été démontrées dans une étude parue le 1er février dans la revue PLoS ONE publiée par Sophie Arnaud-Haond, chercheur au Centre Ifremer Bretagne, et des scientifiques portugais de l'Université de l'Algavre et espagnols du SCCI-IMEDEA et de l'IFISC.
De Chypre à Almería en Andalousie, une cinquantaine de prairies de Posidonia de la mer Méditerranée ont été échantillonnées pour l'étude, soit plus de 1.500 pieds d'herbiers.
Les scientifiques ont montré que la capacité de reproduction de ces espèces par clonalité (un processus basé sur la multiplication naturelle à l'identique d'un être vivant), leur permettrait ''de faire perdurer des génotypes'' depuis plusieurs dizaines de milliers d'années. ''Malgré cette capacité d'adaptation incroyable", la pollution et les ''changements climatiques récents'' menacent les prairies qui "résultent de dizaines de milliers d'années d'évolution'', alors que 5 % des herbiers de Posidonie disparaissent chaque année, selon l'étude.

mardi 28 février 2012

Nitrates : la Commission traduit la France devant la CJUE pour non respect de la directive européenne

Ce lundi 27 février 2012, la Commission européenne, à la demande du commissaire à l'Environnement, Janez Potočnik, annonce qu'elle va traduire la France devant la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) "pour n'avoir pas pris les mesures efficaces contre la pollution des eaux par les nitrates". La Commission indique que, suite à l'avis motivé envoyé à la France en octobre 2011, les modifications apportées à la législation française ont été trop lentes et insuffisantes.

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vendredi 17 février 2012

Aires marines protégées : les pêcheries bénéficieraient indirectement de la création de réserves

La création d'aires protégées profiterait aux pêcheurs qui bénéficieraient de l'accroissement de la biomasse à l'extérieur de la zone. Telle est la principale conclusion du projet Amphore conduit sur quatre AMP.
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lundi 6 février 2012

Panthère, rhinocéros, gorille ou léopard de neiges : l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) s'apprête à lancer une vingtaine de projets de conservation dans le cadre de son programme SOS (Save Our Species, Sauvons nos espèces).

Une initiative lancée en collaboration avec la Banque mondiale, le Fonds pour l'environnement mondial qui réunit déjà la somme de 13 millions de dollars (9,9 millions d'euros), et espère inciter les entreprises privées à contribuer à la mise en place du plus grand fonds mondial pour la conservation des espèces d'ici à 2015. Nokia est la première entreprise à s'être ralliée au projet.

LA "VITRINE" QUE REPRÉSENTENT LES STARS DU MONDE ANIMAL
La stratégie pour les attirer ? Miser sur des espèces emblématiques, et sur le capital de sympathie dont elles bénéficient dans l'opinion publique. L'UICN, le plus vaste réseau mondial d'experts en matière de biodiversité, a donc résolument choisi son camp dans le débat qui agite le petit monde de la conservation de la nature : pour enrayer le risque d'extinction encouru par des milliers d'espèces animales et végétales, pas question de se priver de la "vitrine" que représentent le tigre, le panda et autres stars du monde animal.
La problématique, pourtant, mérite d'être posée. Faut-il tenter de sauver toutes les espèces en danger de disparition ? Et si non, lesquelles choisir ? Cette question récurrente a repris une soudaine actualité avec la publication, en novembre 2011, dans la revue Conservation Biology, d'un sondage peu commun. Réalisé sur Internet par le Canadien Murray Rudd, spécialiste de l'économie environnementale à l'université de York (Grande-Bretagne, Heslington), celui-ci a réuni autour de la conservation des espèces les opinions de 583 spécialistes de la protection animale et végétale.
Si la quasi-totalité des sondés (99,56 %) s'accorde à penser que la biodiversité subit une régression sans précédent, pour l'essentiel du fait des activités humaines, ils sont en revanche beaucoup plus divisés sur les moyens à mettre en place et les espèces à privilégier pour freiner ce déclin. Entre autres facteurs de dissension : la pertinence d'un éventuel "triage" entre espèces. Entre celles qu'il conviendrait de protéger, et celles qu'il vaudrait mieux abandonner à leur sort.

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samedi 4 février 2012

Deux espèces de la liste rouge de l'UICN deviennent chassables

Le président de la République a reçu le 30 janvier à l'Elysée les représentants de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et de l'Association nationale des chasseurs de gibiers d'eau (ANCGE). Comme l'indique la FNC, la rencontre "n'aura pas été vaine". Au grand dam des associations de protection de la nature qui dénoncent les concessions faites aux chasseurs dans cette période électorale.

L'assouplissement porte tout d'abord sur un élargissement de la liste des espèces chassables. Avec, la levée du moratoire sur la chasse de l'eider à duvet et du courlis cendré sur le domaine public maritime. Le premier, rappelle la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) est une espèce "en danger" selon la liste rouge des espèces menacées en France publiée par l'UICN France et le Muséum national d'histoire naturelle de Paris. Le second est classé "vulnérable" selon cette même liste, et "quasi-menacée au niveau mondial", indique la LPO. "Ces moratoires faisaient partie d'un accord signé à la table ronde chasse en 2008, dont l'Etat s'était porté garant", rappellent FNE, la Ligue ROC et FNH.
Le Gouvernement a également rendu chassable la bernache du Canada jusqu'en 2015, via un arrêté publié le 24 décembre dernier au Journal officiel. Qualifiée d'"espèce exotique envahissante", le ministère de l'Ecologie précise que ces oies "colonisent les habitats au détriment d'autres espèces, polluent les eaux et les espaces verts via leurs déjections, vectrices de maladies".
De plus, "Nicolas Sarkozy a également promis aux chasseurs de prendre des décisions dès mars prochain pour autoriser les chasses traditionnelles d'espèces protégées (bruant ortolan et pinsons dans les Landes), en toute illégalité", s'indigne Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO.

Concernant les oies, le Conseil d'Etat a enjoint la ministre de l'Ecologie, par une décision du 23 décembre dernier, de fixer une date de clôture de la chasse aux oies cendrées, aux oies rieuses et aux oies des moissons qui ne soit pas postérieure au 31 janvier, alors que cette date était fixée au 10 février jusque-là. La Haute juridiction administrative avait donné un mois à la ministre pour modifier cette date.
L'arrêté modifiant cette date est effectivement paru in extremis au Journal officiel. Mais, surprise, Nathalie Kosciusko-Morizet a voulu soumettre un autre arrêté, au Conseil national de la chasse et de la faune sauvage du 31 janvier, autorisant la chasse des oies "aux fins d'études scientifiques" du 1er au 10 février 2012. Faute de quorum, le Conseil n'examinera toutefois le texte que vendredi. En tout état de cause, "aucune raison scientifique n'exige de tuer des oies après la fermeture de la chasse", s'indignent FNE, la Ligue ROC et FNH. "En réalité, sous couvert d'études, il s'agit de contourner la décision du Conseil d'Etat", dénoncent les associations.
Le pigeon ramier, quant à lui, a vu sa période de chasse étendue de 10 jours supplémentaires dans le Nord de la France, via un arrêté paru le 22 décembre dernier au Journal officiel. L'objectif affiché par le ministère de l'Ecologie ? Diminuer les impacts de cette espèce sur l'activité agricole. L'allongement de la période de chasse de cette espèce dans le Limousin, de même que celle des grives et des merles dans la Drôme et l'Ardèche, et de celle du gibier d'eau sur l'arc méditerranéen, sont également à l'étude, a annoncé Nicolas Sarkozy.
La chasse au vanneau, qui ouvrait le 15 octobre, sera autorisée un mois plus tôt à compter de la saison prochaine. En outre, l'ouverture générale de la chasse serait avancée d'une à deux semaines dans les départements du nord de la France.

Les ONG dénoncent des mesures prises en urgence "sans aucune évaluation scientifique" du Groupement d'études sur les oiseaux chassables (GEOC), instance créée à la suite de la table ronde chasse de 2008. "En agissant ainsi, le président de la République fait fi de la nouvelle gouvernance qu'il a prônée dans le cadre du Grenelle de l'environnement, des décisions de la table ronde chasse qu'il avait instaurée et des recommandations des scientifiques", dénoncent FNE, la Ligue ROC et FNH dans un communiqué commun.
Plus incisive encore, la LPO "dénonce avec vigueur ces annonces démagogiques au profit de l'intérêt d'une seule catégorie d'usagers de la nature, qui va d'ailleurs bénéficier d'une loi leur accordant encore plus de privilèges et davantage de facilités, loi qui sera débattue au Sénat le 3 février prochain". A la sortie de leur rencontre avec le président de la République, les représentants de la FNC se réjouissaient effectivement d'avoir ramené "dans leur carnier" le "bouclage des deux lois « chasse » et « armes »" avant la fin de la session parlementaire.
"Protéger les espèces menacées est absolument indispensable, mais il ne s'agit jamais de protéger pour protéger", a indiqué de son côté Nicolas Sarkozy aux représentants de chasseurs. Les données du GEOC "ne peuvent être mobilisées en sens unique seulement pour restreindre les possibilités de chasse", a ajouté le chef de l'Etat.

jeudi 19 janvier 2012

Impact du Roundup sur le système endocrinien

Une étude du professeur de biologie moléculaire Gilles Eric Seralini, publiée le 19 décembre 2011 dans la revue scientifique ''ScienceDirect", souligne à nouveau les impacts de l'herbicide Roundup de Monsanto, à base de glyphosate sur le système endocrinien. Le glyphosate classé ''dangereux pour l'environnement'' notamment aquatique par les autorités européennes. M. Seralini qui est également président du conseil scientifique au sein du Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), avait déjà publié en juillet 2009 une étude dans la revue scientifique ''Toxicology'' soulignant des effets sur l'action des androgènes et la formation des estrogènes.
En plus d'induire des nécroses et l'apoptose sur des cellules testiculaires de rats à des doses comprises entre 50 et 10000 ppm (partie par million), ''l'équipe caennaise montre dans cette nouvelle étude in vitro des effets de perturbation endocrinienne à des doses aussi faibles de glyphosate et de Roundup que 1 ppm (soit 1 mg/kg)'', commente l'association Générations Futures qui a relayé l'étude. De telles doses sont ''retrouvées dans les urines d'agriculteurs''. La perturbation endocrinienne principale est ''une baisse de testostérone de 35%'', selon l'étude. Le rapport souligne ''qu'une perturbation hormonale des cellules testiculaires pourrait induire des perturbations de la reproduction et du nombre de spermatozoïdes''.
* Reference : Clair, É., et al. A glyphosate-based herbicide induces necrosis and apoptosis in mature rat testicular cells in vitro, and testosterone decrease at lower levels. Toxicol. in Vitro (2012), doi:10.1016/j.tiv.2011.12.009

samedi 14 janvier 2012

Secteur agricole : une modification de la politique de l'eau s'impose

Exigé par la Directive cadre sur l'eau (DCE) du 23 octobre 2000, le bon état des masses d'eau visé pour 2015 ne sera pas atteint. Ce constat est largement partagé par l'ensemble des acteurs, notamment sur la question des nitrates et des produits phytosanitaires utilisés le plus souvent dans la production agricole. Pourtant, la mise en œuvre de la DCE a conduit à élaborer, dans chaque grand bassin hydrographique, un schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) ainsi qu'un programme de mesures. Ce dernier qui définit un grand nombre d'actions concrètes pour accompagner le secteur agricole, devait normalement permettre de parvenir à la réalisation de l'objectif imposé à tous les Etats européens.
Outre la pertinence des mesures choisies, la question de leur mise en œuvre et de la mobilisation des acteurs peut se poser pour expliquer ce probable échec. Plusieurs autorités ministérielles ont donc mandaté, en mai 2010, le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) et le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) pour conduire une étude permettant de mieux comprendre les obstacles rencontrés par les exploitants agricoles dans leurs objectifs de réduction de pollution. Avec une approche plus sociologique que technique ou économique, cette étude a consisté à interroger plus de 200 personnes réparties sur six bassins versants différents, de taille et de localisation très variées.
Selon les premières explications de cette étude, rendue publique le 10 janvier 2012, il ressort que les acteurs, en particulier agricoles, ne connaissent pas forcément très bien la DCE. En effet, le rapport note que les agriculteurs "s'approprient plutôt mal les objectifs de la DCE, identifient mal les enjeux propres à leur territoire en la matière ou parfois refusent de les prendre en compte, et ne s'engagent guère". De plus, ces exploitants sont souvent soumis à des injonctions contradictoires de la part de la filière agroalimentaire et de marchés mondiaux qui les contraignent à maintenir un haut niveau de productivité, et, d'autre part, de l'administration publique qui applique des mesures incitatives disparates et incohérentes. La grande majorité des agriculteurs "se sentent pris en tenaille entre la réglementation européenne et leurs propres intérêts économiques". Cette question économique focalise également l'attention des organisations professionnelles agricoles et des chambres d'agriculture à qui les collectivités territoriales reprochent d'hésiter, voire de freiner, la mise en place d'actions pertinentes.
L'étude avance également comme explication la faiblesse du "jeu collectif". "A tout moment, les accords ou désaccords font l'objet de relations bilatérales ou triangulaires, mais très rarement de concertation de l'ensemble des parties prenantes ; les acteurs agricoles sont rarement présents dès l'engagement de la réflexion", détaille le CGEDD, ajoutant que "de ce fait, la contestation des expertises, des méthodes, des résultats est courante". Enfin, un reproche est également adressé à l'Etat, censé porter les objectifs de la directive, mais qui a tendance à ne plus réellement accompagner les différents acteurs dans leurs missions. "L'Etat ne parvient pas à coordonner et à intégrer ses diverses politiques publiques en vue d'un véritable aménagement durable des territoires : la convergence est faible entre la prévention des risques de pollution, la gestion des eaux, l'urbanisme et le soutien à la production agricole", note ainsi l'étude.
Pour améliorer l'état des masses d'eau françaises et peut-être atteindre l'objectif de 2015, les auteurs de l'étude précisent que toute démarche localisée devra être issue d'une concertation entre toutes les parties. Le rôle de chacun devant être clairement défini afin d'éviter tout désaccord ou contestation. La profession agricole devra également s'inscrire complètement dans les actions de développement durable. Le but est "de prendre en compte les évolutions techniques de tous ordres, les conditions d'équilibre économique et les interrelations sociales des divers partenaires, dans le respect de seuils de qualité écologique, notamment de l'eau", appuie l'enquête.
Les conclusions de l'étude révèlent également que le changement des pratiques agronomiques devrait avoir lieu dans des conditions qui assurent un équilibre financier aux exploitations individuelles. Cela devrait nécessiter l'adaptation ou la création de mesures économiques pour rémunérer le service environnemental attendu. L'Etat aura, enfin, l'obligation de clarifier ses principaux rôles à l'échelle locale, des grands bassins et nationale.
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mardi 10 janvier 2012

Réchauffement climatique : les oiseaux et les papillons prennent du retard sur les températures

Une étude scientifique, publiée le 8 janvier dans la revue Nature Climate Change, démontre pour la première fois que les oiseaux et les papillons répondent au changement climatique mais de façon retardée, ce qui impacterait les réseaux d'interaction entre espèces et entre groupes.
Menée par le CNRS de Montpellier, cette étude qui prend en compte 9.490 communautés d'oiseaux et 2.130 communautés de papillons, révèle ainsi que l'augmentation des températures en Europe a entraîné le déplacement des populations vers le nord. Mais, cette migration forcée ne s'est pas réalisée suffisamment vite pour compenser l'augmentation des températures moyennes.
En effet, en 20 ans, les températures en Europe ont augmenté de 1 °C et se sont décalées de 249 kilomètres vers le nord. Les oiseaux et les papillons ont donc essayé de suivre cette tendance, mais ont accumulé respectivement un retard de près de 135 km et 212 km sur les températures. Un véritable problème pour ces différents groupes qui appartiennent à la même chaîne alimentaire.
"Cette étude [] illustre à quel point les changements climatiques réorganisent rapidement et profondément la composition de la faune en Europe, avec d'inquiétants décalages dans la
réponse de différents groupes d'espèces", indique le communiqué du CNRS, tout en précisant que "ces décalages laissent présager de profonds changements dans les réseaux d'interactions entre espèces et entre groupes".

samedi 7 janvier 2012

Une mouche parasite mise en cause dans la mortalité brutale des abeilles


Aux Etats-Unis, des chercheurs s'inquiètent d'une autre menace pour l'abeille, qui n'en manquait déjà pas, entre pesticides, antibiotiques, virus, champignons et autres prédateurs. Leur étude, publiée le 3 janvier dans la revue en ligne PLoS ONE, met au jour l'effet dévastateur d'un ennemi supplémentaire : Apocephalus borealis, une petite mouche de la famille des phorides, jusqu'ici connue comme un parasite des bourdons et de certaines guêpes.
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Loin de Hadopi et de Lopsi et plus près de Wikipédia

New York Envoyé spécial - Un café à la mode, dans un quartier fréquenté par les étudiants de Manhattan. En cette fin de matinée, la salle est bondée, mais pas trop bruyante, car la moitié des clients lisent ou écrivent sur leur ordinateur portable. David Darts, responsable du département d'art de la New York University, entre discrètement, avec à la main une lunch box d'écolier - une petite boîte en fer noire, décorée d'une tête de mort.

Discrètement, il va la poser sur une table, dans un coin. Aussitôt, plusieurs clients, qui cherchent le réseau WiFi du café pour aller sur Internet, voient apparaître sur leur écran une icône inédite : " Pirate Box, Share Freely !" (partagez librement). Ils se connectent en un clic, mais au lieu d'arriver sur un site Internet, ils se retrouvent face à une tête de mort, accompagnée d'un menu qui leur propose de participer à une messagerie en direct, de télécharger des textes et des musiques, ou de déposer leurs propres fichiers pour les offrir aux autres clients connectés.
Sur la messagerie, la conversation part très vite dans tous les sens. David Darts intervient pour expliquer le fonctionnement de la Pirate Box, mais les clients du café l'ont déjà compris, intuitivement : la boîte posée sur la table crée autour d'elle un miniréseau sans fil autonome, permettant aux ordinateurs du voisinage de s'interconnecter gratuitement, hors de tout contrôle. En quelques minutes, les fichiers commencent à circuler. David Darts ignore combien de personnes sont connectées : "C'est exprès, la Pirate Box ne comporte aucun outil permettant de pister ou de recenser les utilisateurs. Si des gens mal intentionnés - ou la police - entrent ici et s'emparent de ma boîte, ils ne pourront jamais savoir qui s'en est servi."

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jeudi 29 décembre 2011

Conséquences de la perte du triple A

L'agence Standard and Poor's a placé il y a une semaine les notes de quinze Etats de la zone euro sous surveillance avec implication négative. Le délai entre un placement sous surveillance et une décision sur la note est généralement de trois mois environ, mais, dans le cas de la zone euro, et tout particulièrement de la France, S & P a laissé entendre qu'il pourrait être beaucoup plus court. La majorité tente de banaliser l'impact d'une perte du triple A. En réalité, une telle dégradation de la note souveraine de notre pays en pleine tempête sur les marchés contre la zone euro constituerait un événement politique majeur à quatre mois de l'élection présidentielle. Et la fin d'une époque pour notre pays, habitué depuis la création de la zone euro à bénéficier de taux d'emprunt très bas pour financer la dérive de ses déficits. 

1. Sur le plan financier, tout d'abord, les implications d'une perte du triple A seraient réelles sur les charges annuelles de la dette, dans les prochains budgets de l'Etat. Certes, les taux d'intérêt servis à l'émission de la dette française se sont déjà dégradés : le spread OAT-Bund, qui mesure l'écart de taux d'intérêt entre les emprunts d'Etat français à dix ans (les obligations assimilables du Trésor) et les emprunts d'Etat allemands de même durée et qui indique donc la différence de solidité financière que les grands créanciers internationaux établissent entre les deux pays, s'établit déjà à 125 points de base (1,25 %), contre 30 points en mai : les marchés nous notent donc déjà en BBB +. C'est aujourd'hui la prime réclamée par les investisseurs pour acheter de la dette française plutôt qu'allemande.Toutefois, une dégradation "officielle" de la note de la France, qui plus est de deux crans comme il est possible, constituerait une étape décisive d'un mouvement de réajustement à la hausse du risque français. Ce réajustement pourrait atteindre rapidement jusqu'à 1 % d'intérêt supplémentaire (100 points de base). Dans cette hypothèse, réaliste, les taux français à 10 ans, actuellement de 3,1 %, quitteraient la proximité des rives des taux allemands (aujourd'hui de 1,85 %) pour se rapprocher, à 4 %, voire plus, des niveaux de taux appliqués à l'Espagne (5,4 %) ou à l'Italie (6,7 %). L'impact de ce point d'intérêt supplémentaire sur nos charges d'intérêts annuelles serait très conséquent, et ce rapidement : de l'ordre de 2,5 à 3 milliards d'euros annuels à l'horizon de douze à dix-huit mois, avant d'atteindre près de 15 milliards d'euros par an à l'horizon 2017, une fois répercuté sur l'ensemble de notre stock de la dette publique, dont la maturité est proche de cinq ans. Quinze milliards, soit l'équivalent de deux points de TVA, ou encore de la somme des budgets alloués au ministère de la culture, de l'agriculture, des affaires étrangères, de l'écologie et des transports... L'incidence d'une perte du triple A est donc très loin d'être négligeable. Elle serait également durable, la position de la France par rapport aux autres grands Etats européens étant également peu favorable sur les autres critères d'appréciation retenus par les marchés que sont le déficit primaire, le rythme de l'ajustement, la flexibilité de ses dépenses, ses marges de manoeuvre fiscales ou encore la situation de sa balance des paiements. Nous pourrions par conséquent mettre plusieurs années à en retrouver le niveau. Et tout cela chargerait encore un peu plus la barque du programme d'ajustement nécessaire pour revenir à une trajectoire soutenable des finances publiques, déjà estimé selon les économistes à près de 80 milliards d'euros.

2. La perte de son AAA par la France aurait également un impact majeur sur les mécanismes de solidarité européens qui viennent d'être difficilement mis en place pour contenir la crise de la zone euro. Un éventuel abaissement de la note française, deuxième contributeur au Fonds européen de stabilité financière (FESF), pèserait inévitablement sur la notation de cet instrument financier indispensable pour gérer la crise de la dette. Elle aggraverait sans nul doute les risques d'assèchement du marché du crédit en Europe, au moment où la zone euro y est plus que jamais confrontée, contraignant la Banque centrale européenne (BCE) à jouer les pompiers de service.
Les entreprises françaises, les moins bien notées d'entre elles, souffrent déjà depuis plusieurs semaines de la nervosité des marchés sur les incertitudes des mois à venir. Une perte du triple A de la France se traduirait immédiatement par des implications négatives sur leurs conditions de financement et des difficultés accrues à accéder au marché, au moment où elles planifient leurs investissements pour l'année à venir. Et alors même qu'elles s'apprêtent à affronter un ralentissement de leurs commandes et de leurs exportations en Europe, dans un contexte de marges laminées par la hausse des prix des matières premières et du pétrole.

3. Enfin, la dégradation de la note de la France sur les marchés constituerait un événement politique majeur, à quatre mois de l'élection présidentielle.
Elle remettrait en cause le discours asséné par la majorité depuis près de dix-huit mois, qui a présenté le maintien de la crédibilité financière de notre pays sur la scène internationale comme la contrepartie du "plus d'impôt et de rigueur" mis en oeuvre en France et accru depuis le mois d'août dans le cadre du programme antidéficit du gouvernement.
Dans le domaine fiscal, les prélèvements ont déjà augmenté d'une vingtaine de milliards d'euros cette année et augmenteront encore de 20 milliards supplémentaires en 2012, avant une dizaine de milliards de plus en 2013. 20 + 20 + 10 = 50. D'ici à la fin de l'année 2013, la France subira, avec 50 milliards d'euros de plus en trois ans, la hausse d'impôts la plus importante jamais enregistrée depuis la création de la Ve République.
Le gouvernement avait jusqu'ici tenté d'occulter la réalité de ce choc fiscal considérable, en privilégiant la multiplication de nouvelles taxes ou mesures d'assiettes à la hausse générale des taux des grands impôts d'Etat, une première "ligne Maginot" qui s'est effondrée avec les hausses du dernier budget 2012 sur la TVA et l'impôt sur le revenu...
La perte du triple A viendrait remettre en cause la seconde ligne de défense du gouvernement : la nécessité de maintenir la notation de la France sur les marchés. D'ici quelques semaines, les Français pourraient donc malheureusement se retrouver confrontés à la fois à la hausse très importante des impôts, et à la dégradation de notre note sur les marchés. Sans plus de visibilité sur la manière de se sortir de ce piège de la dette, qui menace aujourd'hui son économie.

Les erreurs financières magistrales de 2011 vont nous poursuivre en 2012.

2011 nous aura rappelé ce paradoxe : les politiques ont une capacité de nuisance considérable, même s’ils ont une capacité limitée de résoudre les problèmes économiques.
L’absence d’action des pays de l’Eurozone, et de l’Europe en général, a démontré cette faculté destructrice. Il y a un an, la dette grecque à cinq ans donnait un rendement de 5%, et maintenant, s’il est possible de s’en procurer, elle se situe entre 20 et 30%. C’est maintenant a travers l’entièreté de l’Eurozone, à des degrés divers, que la vague de méfiance des investisseurs a commencé à déferler. Reconstruire une confiance mettra du temps, et coûtera infiniment plus cher que si les responsabilités avaient été prises a temps. Les erreurs financières se paient comptant et trébuchant. L’émission, ces deux derniers jours, de 9 milliards d’euros par l’Italie confirme un taux de l’ordre de 7% alors qu’il était de 4% au début 2011, en baisse de 0,57 %. C’est de ce pays que pourrait venir un véritable tsunami.
Il en est de même de l’impossibilité de prendre les mesures nécessaires à l’économie américaine en raison d’un blocage systématique du Congrès américain de toute solution qui implique une hausse des impôts pour rééquilibrer le budget américain et réduire sa dette publique. A la différence de l’Europe dont les taux d’emprunts sont à la hausse,   le Trésor américain continue a emprunter a des taux records. Ses emprunts à 10 ans sont passes de 3,50%  a moins de 2% en un an, signe d’une confiance accrue des investisseurs internationaux.  Rien de nouveau ne fera évoluer la situation avant l’échéance de l’élection présidentielle de novembre.
 Les marchés des capitaux sont de plus en plus interconnectés. Ce qui affecte un grand pays ou une région à une répercussion immédiate sur les pays susceptibles d’être influencés par ces mouvements. Cet effet de contagion est devenu quasi-immédiat. Wall Street réagit aux fluctuations des situations européennes en temps réel.  Tenter de résoudre les problèmes sans prendre en compte cette réalité pousse à gérer les problèmes financiers de manière individualisée. En un an, un problème relativement peu important, -la Grèce- a entrainé un problème systémique mondial.
 Les déficits publics s’autoalimentent en raison de l’endettement et des taux d’intérêt de ces emprunts. Dans le déficit des dépenses courantes de 80 milliards que la France annonce, près de 50 milliards proviennent de la charge d’une dette qui a augmentée de 55% en cinq ans et risque d’atteindre 2.000 milliards d’euros a la fin 2012. Ici aussi, les négligences du passe pèseront lourd sur l’avenir.
 L’influence de la finance sur l’économie menace la démocratie. Que ce soit le financement des membres du Congrès américain ou le chantage des institutions financières européennes qui a failli provoquer une recapitalisation gouvernementale hâtive, peu d’institutions financières ont l’honnêteté de considérer le bien public de manière prioritaire. Elles continuent à menacer l’équilibre de l’économie : que ce soit la faillite frauduleuse de MF Global, le troisième broker des Etats-Unis ou l’incompréhensible financement a 1% à trois ans des banques européennes pour près de 500 milliards d’euros, les financiers réussissent a faire passer leur intérêt avant celui de la société. Le carrousel qu’elles ont organisé via la Banque Centrale Européenne est devenu évident : les dépôts des banques à la BCE ont atteint le meme niveau que leurs dépôts. 110 des 498 milliards d’euros ont été utilises par les banques italiennes.
 Le consommateur est un élément essentiel de l’économie : le pressuriser  sous forme de taux d’intérêt plus ou moins usuraires ou de réduction du financement des particuliers ou des Petites et Moyennes Entreprises se retourne contre ceux-là meme qui utilisent ces moyens pour se renflouer. De surcroit, la tendance à refuser d’étendre les efforts d’austérité nécessaires à toutes le couches de la population et aux grandes entreprises, pourrait provoquer des remous sociaux graves. La hausse de la TVA tue le pouvoir d’achat et avec lui la croissance économique.

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mercredi 21 décembre 2011

Pesticides : une différence bien réelle entre les aliments bio et non bio

Après avoir réalisé une enquête sur la présence de substances chimiques dans les aliments traditionnels fin 2010, l'association Générations Futures a souhaité cette année renouveler l'expérience avec des produits issus de l'agriculture biologique, et ce, en se concentrant uniquement sur les résidus de pesticides.
Réalisée par Fytolab, un organisme certifié par les autorités de plusieurs pays européens dont la France, l'analyse des aliments bio a mis en avant l'absence de pesticides dans les fruits et légumes alors que 37 résidus, correspondant à 27 molécules différentes, avaient été trouvés dans des aliments traditionnels. D'un point de vue plus globale, "il y a 223 fois moins de résidus de pesticides en moyenne dans les aliments bios analysés que dans les aliments conventionnels", précise l'étude. Par ailleurs, par rapport aux 17 résidus de pesticides suspectés d'être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens identifiés l'année dernière, cette nouvelle analyse n'en a détecté qu'un seul dans le bio, le piperonyl butoxyde (PBO).
"Ces éléments montrent clairement que la non présence de résidus de pesticides dans les aliments bio garantit le consommateur des risques éventuels dus à la présence de nombreux résidus de pesticides dans les aliments conventionnels dont certains sont suspectés d'être cancérigènes ou pouvant perturber le système endocrinien", déclare François Veillerette, porte parole de Générations Futures. Pour l'association, cette enquête, même si elle ne prétend pas refléter exactement l'état moyen de contamination des aliments en France, atteste du travail sérieux réalisé par les agriculteurs, les transformateurs et les certificateurs dans la production de produits bio. En outre, ces résultats contrediraient également les sceptiques qui avancent que les champs bio sont souvent contaminés par des pesticides pulvérisés sur les champs conventionnels.
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dimanche 11 décembre 2011

Durban : tout le monde s'en fout et en particulier les pays emettant le plus de GES

C'est dans le contexte d'une Afrique du Sud confrontée aux inondations que s'est déroulée la COP 17 à Durban jusque dans la nuit du 11 décembre. Pour sauver ce qui peut l'être du Protocole de Kyoto qui expire en 2012, les négociateurs ont décidé de reporter à 2020 l'éventuelle mise en oeuvre d'un nouvel instrument légal sur les gaz à effet de serre et d'aboutir à un plan d'action sur les futures trajectoires d'émissions d'ici à la COP 18, qui se tiendra au Qatar.
Malgré la réalité du réchauffement global, confirmée par une accumulation de travaux scientifiques, la communauté internationale, divisée, est impuissante à s'engager dans une feuille de route l'orientant vers une inflexion radicale à court terme de ses émissions de gaz à effet de serre. Sans doute parce que ces objectifs sont désormais inatteignables dans le temps imparti.
Il suffit de consulter le dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) pour s'en convaincre. L'AIE prévoit que la demande énergétique globale va augmenter de 47% d'ici à 2035. Les taux de croissance des émissions sont très rapides. Le rebond de 5% de la demande mondiale d'énergie primaire en 2010 a porté les émissions de CO2 à un nouveau pic. Selon le scénario prospectif de l'AIE, les émissions cumulées des 25 prochaines années équivaudront aux deux tiers des émissions dégagées depuis 110 ans... soit un réchauffement global annoncé de 3,5°C minimum.
Lors d'une conférence de presse, le 6 décembre à Durban, Maria van der Hoeven, directrice exécutive de l'AIE, a exhorté les pays industrialisés à ne pas attendre d'accord climatique global pour mettre en œuvre des politiques énergétiques soutenables dans leurs pays respectifs. L'AIE, dans son rapport World Energy Outloook 2011, en appelle à un changement de cap radical, combinant standards d'efficacité énergétique, prix du carbone, et déploiement des énergies renouvelables.

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mercredi 30 novembre 2011

Selon la FAO, la déforestation s'est accélérée depuis le début du 21ème siècle


D'après un nouveau rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation, le rythme de la déforestation n'a cessée de progresser depuis l'an 2000. En s'appuyant sur des images satellitaires, la FAO a souligné qu'entre 1990 et 2000, environ 4,1 millions d'hectares de forêts disparaissaient chaque année et que la moyenne a grimpé à 6,4 millions entre 2000 et 2005. La superficie totale des forêts du monde totalisait désormais 3,69 milliards d'hectares en 2005, soit 30 pour cent de la superficie mondiale.
Il faut bien nourrir la planète 
Selon l'enquête réalisée par plus de 200 chercheurs de 102 pays, "la planète a perdu en moyenne 4,9 millions d'hectares de forêt par an, soit près de 10 hectares de forêt par minute au cours de la période de 15 ans". L'Organisation indique que ce phénomène est dû en grande partie à la conversion de forêts tropicales en surfaces cultivables en Amérique du sud et en Afrique. Concernant l'Asie, le rapport souligne que c'est "la seule région à afficher des gains nets dans l'utilisation des terres forestières entre 1990 et 2005". En effet, les plantations extensives, mises notamment en place en Chine, ont dépassé le total des superficies boisées perdues.

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dimanche 27 novembre 2011

Veaux, vaches, poulets... empoisonnés par les PCB

Grez-en-Bouère (Mayenne) - Vallonnés, bordés de haies boisées, dans le sud de la Mayenne, les paysages ressemblent à la campagne immuable telle que les citadins l'imaginent. Dans les prairies voisinent des bovins, des chevaux, des moutons, quelques chèvres aussi. Ne pas se fier à ces scènes bucoliques : ce sont les animaux élevés aux champs qui ont le plus pâti de la pollution aux PCB - polychlorobiphényles - mise en évidence en janvier dans ce pays d'élevage. Depuis, une dizaine d'exploitations agricoles ont été touchées, certaines sont sous séquestres, quelques-unes dans des situations inextricables.

Lundi 21 novembre, trois troupeaux supplémentaires ont été "enlevés", comme disent les agriculteurs. Selon leur décompte, 302 bêtes ont été abattues jusqu'à présent, sans compter les quelques-unes qui ont servi aux analyses. Des associations locales ont insisté pour que la population, aussi, ait droit à des tests. L'agence régionale de santé a accepté de financer une vingtaine d'analyses de sang qui vont être proposées aux soixante riverains les plus proches de la source de la contamination. Surtout à ceux qui ont pour habitude de consommer leurs propres légumes, leur viande, leurs oeufs, en toute confiance.

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lundi 21 novembre 2011

L'augmentation des phénomènes climatiques extrêmes nécessite une meilleure préparation des pays


L'accroissement des concentrations de gaz à effet de serre a entraîné une diminution des jours et des nuits froids et une augmentation des jours et des nuits chauds, indique le GIEC avec un degré de confiance élevé. La longueur et le nombre de vagues de chaleur ont augmenté dans de nombreuses régions du monde. "Dans certaines régions, on constate une évolution des phénomènes extrêmes, par exemple des sécheresses plus longues et plus intenses, mais un degré de confiance moyen s'attache à ces constatations, selon le rapport, en raison du manque d'observations directes et parce que les analyses scientifiques disponibles dans ce domaine ne concordent pas. Quant aux prévisions concernant l'évolution de l'intensité, de la fréquence et de la durée des cyclones tropicaux dans une perspective à long terme, le degré de confiance qui s'y rattache est assurément faible", indique Qin Dahe, coprésident du Groupe de travail I du GIEC.
Cependant, estime le GIEC, à l'avenir, il est "pratiquement certain qu'à l'échelle du globe, les jours de canicule deviendront encore plus chauds et seront plus fréquents". Thomas Stocker, coprésident du Groupe de travail I du GIEC, précise que l'occurrence des jours de canicule sera multipliée par dix dans la plupart des régions du globe en cas d'émissions élevées de gaz à effet de serre. "De la même manière, les fortes précipitations seront plus fréquentes et la vitesse des vents associés aux cyclones tropicaux augmentera alors que le nombre de cyclones sera probablement constant ou en diminution". L'Europe devrait être touchée par des vagues de chaleur plus intenses, l'Afrique par des sécheresses plus régulières. Certaines régions, dans les pires scénarios, pourraient même devenir inhospitalières.
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vendredi 18 novembre 2011

Prix Pinocchio : les cancres du développement durable

Côté pile, elles se disent écolos et engagées en faveur du développement durable. Côté face, elles mènent des activités aussi lucratives que leurs conséquences environnementales et sociales sont néfastes. Elles, ce sont Vinci, la Société générale et Tereos. Elles ne sont pas les seules — loin s'en faut — mais les pires, aux yeux des internautes. Jeudi 17 novembre, elles se sont vu décerner, par les Amis de la Terre, les prix Pinocchio du développement durable, qui récompensent chaque année les plus gros mensonges et les plus graves omissions des entreprises en la matière.
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mardi 15 novembre 2011

Un poisson sur deux consommé dans le monde provient de l'élevage


Pensez-vous sérieusement que le sashimi que vous vous apprêtez à déguster est l'un de ces fiers saumons qui remontent jusqu'au lieu de sa naissance pour y mourir ? Vous ne croyez tout de même pas que ce filet sans arêtes, que vous venez d'acheter dans sa barquette, a autrefois frétillé avec ses congénères tilapias dans l'eau saumâtre de l'embouchure d'un fleuve ?

A partir de 2012, selon les prévisions de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), qui vient de publier un rapport (Pdf) sur le sujet, un poisson sur deux consommé dans le monde sera un poisson d'élevage. Votre saumon, plus pâle (et moins goûtu) que son lointain cousin sauvage du Pacifique, a de très fortes chances de venir d'une ferme, probablement norvégienne. Quant au tilapia – un poisson dont l'élevage est l'un des plus répandus sur la planète –, il ne connaît guère l'Afrique, sa terre d'origine, et a probablement vu le jour où il a fini : en Chine.
 



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mercredi 2 novembre 2011

Les micro-algues au cœur du GreenBusiness

Si les micro-algues sont utilisées depuis des millénaires, principalement pour l'alimentation humaine, leur exploitation commerciale commence au Japon dans les années 1960 avec les chlorelles, par Nihon Chlorella, suivies des spirulines, en 1969 au Mexique, par Sosa Texcoco. La crise énergétique des années 1970 révèle le formidable potentiel de la biomasse micro-algale comme engrais et carburant renouvelables. Dix ans plus tard, près de 40 usines asiatiques produisent une dizaine de tonnes de micro­algues, des chlorelles en majorité. Les années 1980 voient aussi débuter la production à grande échelle de nouvelles micro-algues, Dunaliella salina et les cyano­bactéries. Source de ß-carotène, D. salina est aujourd'hui la troisième micro-algue la plus vendue.
Avec l'explosion des énergies renouvelables dans les années 2000, la production de biofuel à partir de micro-algues se retrouve sur le devant de la scène. Leur teneur élevée en lipides et leur forte productivité drainent plusieurs centaines de millions d'euros d'investissements depuis 2007 dans des sociétés développant des biocarburants dits de "3e génération". Chez les micro-algues, le rendement de la synthèse d'acides gras destinés à la production de biocarburants est en effet jusqu'à 250 fois plus élevé que chez le soja.


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Les dégradations environnementales menacent le développement humain

Dans la perspective de Rio+20, le rapport mondial sur le développement humain 2011 se penche sur les liens entre équité et durabilité. Il préconise une nouvelle approche des politiques de développement et propose de nouvelles sources de financement.
'D'après les prévisions, l'échec persistant des tentatives de réduction des risques environnementaux graves et l'aggravation des inégalités sociales pourraient ralentir plusieurs décennies de progrès continus au sein de la majorité pauvre de la population mondiale, voire inverser la tendance vers une convergence mondiale du développement humain'', note le Rapport mondial sur le développement humain 2011 (RDH), publié le 2 novembre par le programme des Nations unies pour le développement (Pnud). A quelques mois du sommet de Rio+20, le rapport tire la sonnette d'alarme : il est urgent de lier équité et durabilité, afin de poursuivre les progrès en termes de développement humain. ''De nos jours, de nombreux débats sur la durabilité négligent l'équité, considérée comme une notion distincte et indépendante. Cette approche parcellaire est contreproductive''. Et inversement, une approche uniquement sociale pourrait nuire à l'environnement, et donc au développement humain. Le rapport préconise une ''approche gagnant-gagnant-gagnant'' et de nouvelles sources de financement pour soutenir les politiques à mettre en œuvre.

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lundi 3 octobre 2011

Un trou dans la couche d'ozone observé en Arctique

Un trou d'une taille équivalente à cinq fois la surface de l'Allemagne s'est ouvert dans la couche d'ozone au-dessus de l'Arctique, égalant pour la première fois la diminution observée dans l'Antarctique, selon une étude parue dimanche 2 octobre dans la revue scientifique britannique Nature. Voir la carte  
Provoqué par un froid exceptionnel au pôle Nord, ce trou record s'est déplacé durant une quinzaine de jours au-dessus de l'Europe de l'Est, de la Russie et de la Mongolie, exposant parfois les populations à des niveaux élevés de rayonnements ultraviolets, ont précisé les chercheurs.
L'ozone, une molécule composée de trois atomes d'oxygène, se forme dans la stratosphère où elle filtre les ultraviolets qui endommagent la végétation et peuvent provoquer des cancers de la peau ou la cataracte.

Le froid intense reste le facteur principal de destruction de l'ozone. Sous l'effet du froid, la vapeur d'eau et les molécules d'acide nitrique se condensent pour former des nuages dans les couches basses de la stratosphère. Dans ces nuages se forme du chlore, qui aboutit à la destruction de l'ozone. Le trou dans la couche d'ozone est habituellement beaucoup plus important en Antarctique qu'en Arctique car il y fait beaucoup plus froid.
Les relevés effectués jusqu'alors au pôle Nord indiquent que la diminution d'ozone est très variable et bien plus limitée que dans l'hémisphère Sud. Des observations satellitaires menées entre l'hiver 2010 et le printemps 2011 ont pourtant montré que la couche d'ozone avait été soumise à rude épreuve à une altitude comprise entre 15 et 23 km. La perte la plus importante – plus de 80 % – a été enregistrée entre 18 et 20 km d'altitude. "Pour la première fois, la diminution a été suffisante pour qu'on puisse raisonnablement parler de trou dans la couche d'ozone en Arctique", estime l'étude.
Ce bouclier naturel est régulièrement attaqué au niveau des pôles au moment de l'hiver et du printemps, en partie à cause des composés chlorés (chlorofluorocarbones, ou CFC) utilisés par l'homme dans les systèmes de réfrigération et les aérosols. La production de CFC est désormais quasiment nulle, grâce au protocole signé en 1985 à Montréal. Grâce à cet accord international, la couche d'ozone en dehors des régions polaires devrait revenir à son niveau d'avant 1980 aux alentours de 2030-2040, d'après l'Organisation météorologique mondiale.

mercredi 28 septembre 2011

Un continent de plastiques à la dérive

http://www.consoglobe.com/vortex-gigantesque-poubelle-ocean-2292-cg

Le vortex est un phénomène bien connu des météorologistes qui se manifeste sous la forme d’un immense tourbillon de courants circulaires dans les océans.
Le phénomène météorologique qui est la cause de cet amoncellement d’ordures est le North Pacific Gyre. Il s’agit d’un tourbillon de 34 millions de km2 composé de la plupart des courants océaniques du nord du Pacifique.

mardi 27 septembre 2011

Des antibiotiques et des pesticides dans le miel

Soixante millions de consommateurs a analysé 76 échantillons de miel, bio et non bio, afin de rechercher les résidus de ''91 molécules indésirables (56 pesticides et 35 antibiotiques)''.
Résultats : ''pas moins de 35 polluants différents (pesticides, insecticides, antibiotiques) ont été trouvés dans 74 des 76 miels analysés, avec une moyenne de cinq substances par pot, et ce, également dans des produits labellisés bio''. Même si les teneurs retrouvées dans ces miels sont inférieures aux seuils réglementaires, l'association trouve les résultats inquiétants. D'autant, que certains antibiotiques, dont l'utilisation est très restreinte en France et en Europe, sont retrouvés dans les miels testés, tout comme le chlorfenvinphos, interdit depuis 2007 en France, a été détecté dans plusieurs miels d'origine française…
Si des traces de polluants ont été retrouvés dans les miels bio, ceux-ci arrivent globalement en tête de classement (cinq miels bio sur les six les mieux notés).

mardi 20 septembre 2011

Une "signature" des cancers liés à une forte irradiation

Article complet 

La radioactivité reçue à faibles doses augmente-t-elle les risques de cancer ? Une découverte, présentée, mardi 20 septembre, par la direction des sciences du vivant du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), permettra peut-être, dans un avenir proche, de mieux répondre à cette question. Pour la première fois, des chercheurs viennent en effet de démontrer qu'il existait une signature génétique spécifique à certains cancers radio-induits de la thyroïde.
Les données épidémiologiques sont sans appel : pour des irradiations égales ou supérieures à 0,1 gray - celles reçues par les survivants d'Hiroshima et de Nagasaki, et, en 1986, par ceux qui habitaient à proximité de la centrale de Tchernobyl -, on observe globalement une survenue de cancers de la thyroïde supérieure à la moyenne chez les personnes ayant moins de 20 ans au moment de l'irradiation.
Mais au-delà de cette corrélation statistique, rien ne permettait jusqu'alors, face à un malade souffrant d'une tumeur de la thyroïde, de déterminer si son cancer était radio-induit ou non.
C'est cet obstacle que vient de lever l'équipe de Sylvie Chevillard, qui dirige à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) le laboratoire de cancérologie expérimentale du CEA. Grâce à une stratégie moléculaire inédite, et en s'aidant d'un outil désormais bien connu des biologistes : le transcriptome.

jeudi 8 septembre 2011

La fragmentation des espaces naturels devient alarmante en Europe

Pour la première fois, un rapport vient éclaircir le sujet de la fragmentation du paysage en Europe. En partenariat avec l'Office fédéral suisse pour l'environnement (Foen), l'Agence européenne de l'environnement (AEE), explique comment infrastructures, voiries et zones bâties constituent une menace pour la biodiversité dans 28 pays européens.
Ces vingt dernières années, et ce malgré la tentative de mise en place d'une politique de préservation des zones non fragmentées, le maillage du territoire européen a augmenté, et le nombre de projets d'infrastructures n'a pas décru.
Directrice exécutive de l'AEE, le professeur Jacqueline McGlade déclare : "Les paysages changent constamment, mais ces dernières décennies les humains les ont découpés à un rythme sans précédent, en ne prenant que très peu en considération les impacts cumulatifs sur l'environnement."En savoir plus

mercredi 7 septembre 2011

Mort de sangliers : soupçons sur le sulfure d'hydrogène

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/09/07/les-sangliers-morts-en-bretagne-le-sont-vraisemblablement-a-cause-du-sulfure-d-hydrogene_1568765_3244.htmlL'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement (Anses) estime "hautement probable" que la mort de 36 sangliers, cet été en Bretagne, soit due à du sulfure d'hydrogène produit par les algues vertes, sans pouvoir affirmer qu'il s'agissait du seul facteur. Dans ce rapport publié au lendemain de celui de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) arrivant à des conclusions similaires, l'Anses a estimé "au regard de l'ensemble de données disponibles, que l'hypothèse d'une intoxication par le sulfure d'hydrogène (H2S) est la plus probable sans pouvoir affirmer qu'il s'agit du seul facteur contributif de la mortalité massive." L'Anses avait été chargée par le ministère de l'agriculture d'examiner les causes de la mort de ces animaux sauvages dans la baie de Morieux, située dans l'estuaire du Gouessant.

dimanche 4 septembre 2011

Le nombre des débris spatiaux atteint un "point critique"

Une déchetterie en apesanteur, flottant dans l'espace et enrobant notre chère planète. C'est le bilan écologique désastreux de plusieurs décennies de conquête spatiale. Dans un rapport publié cette semaine, des scientifiques américains tirent la sonnette d'alarme : le nombre des débris qui flottent dans l'espace a atteint un "point critique", ce qui fait peser une menace de plus en plus grande sur les satellites et les astronautes.

La NASA a comptabilisé 22 000 débris et estime à des millions le nombre de ceux trop petits pour être enregistrés. Parmi ces débris, au moins 500 000 ont entre 1 et 10 cm de diamètre, et peuvent causer des dégâts. Des projections informatiques montrent que leur nombre a atteint un "point critique" qui fait qu'ils vont entrer en collision et créer de nouveaux débris, augmentant encore les risques d'endommager les engins spatiaux, indique le Conseil de la recherche nationale, un organisme indépendant de recherche qui chapeaute le comité.

En 2007, la Chine avait encore accru le nombre de ces débris en testant des missiles antisatellites qui avaient pulvérisé un satellite météo en 150 000 morceaux. Or faire le ménage n'est pas seulement cher, c'est aussi extrêmement compliqué. Car les Etats-Unis n'ont pas le droit, en vertu des lois internationales, de recueillir dans l'espace les objets appartenant à d'autres pays. "La guerre froide est terminée mais la question de la technologie des satellites reste sensible", affirme le vice-président de la commission, George Gleghorn.

La saga de "Caulerpa taxifolia"

la Caulerpa taxifolia est en nette régression. Apparue en 1984 sur les côtes de Monaco, elle est devenue rapidement envahissante. En 1990, la superficie colonisée par l'algue atteint 15 000 hectares en France, Espagne, Italie, Croatie et Tunisie. Mais plusieurs observations scientifiques récentes confirment qu'elle a presque disparu des fonds marins du nord de la Méditerranée.
C'est en effet sous les fenêtres du Musée océanographique de Monaco - dont elle décorait certains aquariums - qu'elle apparaît en 1984. Une portion d'algue, un stolon, est expulsée accidentellement dans le système de rejet des eaux de ces aquariums, en pleine mer.
La première colonie de Caulerpa, qui n'occupait qu'un hectare en 1984, avait envahi, en 1990, 2 000 hectares dans un rayon de dix kilomètres autour de la Principauté.
Aujourd'hui, 80 % des surfaces colonisées auraient disparu, affirme-t-il : "Dans certaines zones, comme au cap Martin, où Caulerpa taxifolia était omniprésente, on ne la trouve plus et la vie retrouve peu à peu ses droits !"
Les causes de cette régression ne sont pas encore établies de manière sûre. Les scientifiques émettent plusieurs hypothèses. Il pourrait s'agir d'une dégénérescence génétique, l'algue initialement importée d'Australie pour agrémenter les aquariums s'étant reproduite par
Enfin, la morphologie de cette algue, un long tuyau pouvant atteindre 3 mètres dans lequel prospèrent des bactéries et des virus, pourrait être à l'origine de ce dépérissement, souligne un biologiste marin, qui donne l'impression de se réjouir que la Caulerpa taxifolia n'ait pas livré tous ses secrets.

lundi 15 août 2011

Erosion de la Biodiversité

Au delà du patrimoine naturel et des services rendus par l'expression de la biodiversité, un exemple de segmentation variétale et un autre d'érosion de la biodiversité portant sur des aliments de consommation courante.

Et une question comment, dans ces conditions, espérer conserver les gênes (et/ou maintenir les capacités d'adaptations des espèces) qui nous intéressent face aux enjeux alimentaires et aux changements climatiques à venir?

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jeudi 11 août 2011

Un an de lutte contre les algues vertes n'a pas fait reculer le fléau

Un an après le lancement du plan national de lutte contre les algues vertes, l'hécatombe de sangliers sur une plage des Côtes-d'Armor – dans les cadavres desquels se trouvait du gaz dégagé par les algues en décomposition – vient rappeler une fois encore que la dangereuse prolifération de cette flore marine est loin d'être endiguée.
Voici maintenant quarante ans que les premières marées vertes ont été repérées sur le littoral breton. Elles concernent aujourd'hui 109 sites, selon un rapport du Conseil économique, social et environnemental de la région Bretagne . "Vingt ans de politiques anti-algues vertes n'ont pas vraiment démontré leur efficacité", constate Alain Menesguen, scientifique à l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer). Dernier effort en date : le Plan algues vertes, lancé en février 2010, se concentre sur huit baies prioritaires, alimentées par 23 bassins versants. 3 500 exploitations agricoles sont concernées.
DE LOURDES EXIGENCES POUR LES AGRICULTEURS
Si la mise en œuvre du plan est si ardue, c'est que pour les agriculteurs, les exigences sont élevées. "On sait que nous seront les premiers contributeurs au plan algues vertes", lance Danielle Even. Malgré la conscience d'avoir sa part de solutions à apporter et les efforts déjà consentis, d'autres préoccupations entrent en jeu : "C'est notre responsabilité, aussi, de maintenir la production agricole en Bretagne, de préserver les 40% d'emplois bretons dans ce secteur, de maintenir un niveau de vie décent chez des éleveurs déjà en difficultés financières", estime l'agricultrice.
Au-delà de la difficile transition des agriculteurs bretons, Jean-Paul Guyomarc'h évoque aussi les réticences des fabricants d'engrais azotés, qui voient d'un mauvais oeil la limitation de leurs produits. Et derrière ces lobbys agro-industriels, les intentions ambivalentes du gouvernement. Car à côté du plan national, "depuis juin, deux nouveaux décrets prévoient d'augmenter de 20% les terres agricoles concernées par l'épandage d'effluents d'élevage, qui libère des nitrates, s'indigne M. Guyomarc'h. Il faut arrêter de prendre les Bretons pour des imbéciles."

mardi 5 juillet 2011

A méditer

Près de sept milliards d’humains sur une planète qui dispose de ressources pour en accueillir durablement, comment en est-on arrivé là ?
Après René Dumont, Yves Cousteau, Claude Lévi-Strauss et quelques autres, une association reprend le flambeau contre la vanité de notre espèce qui s’estime au dessus des lois … de la nature.

http://www.demographie-responsable.org/

vendredi 1 juillet 2011

Méditerranée : la biodiversité menacée malgré les aires protégées

Les aires marines protégées ne suffiront pas à écarter toute menace sur la biodiversité remarquable de la Méditerranée. Voici la conclusion d’une étude internationale impliquant notamment le CNRS, l’IRD, l’Ifremer et l’université de Montpellier 2.
Les aires marines protégées (AMP) ont été développées en Méditerranée à partir des années 1960. Cette mer constitue un “point chaud” de biodiversité : elle représente moins de 1% de la surface des océans du monde, mais abrite 4 à 18% des espèces marines. Or plusieurs menaces se conjuguent: une très forte pression de pêche, une pollution croissante et une température moyenne qui devrait augmenter considérablement lors des prochaines décennies.
Les AMP ne couvrent pour l’heure que 0,4% de la Méditerranée, soit un peu moins de 10000 km2, et ont été créées “sans véritable stratégie à grande échelle”, selon les conclusions de l’étude (d’autres zones protégées existent par ailleurs, comme le sanctuaire marin Pelagos, qui couvre 87500 km2 à lui seul sur les zones française, italienne, monégasque et internationale, et qui vise à protéger notamment baleines, dauphins et tortues). Et si ces aires peuvent s’avérer efficaces pour protéger les poissons, “certaines zones de forte biodiversité en tortues et mammifères marins, localisées notamment en Afrique du Nord et à l’extrémité est du bassin méditerranéen, doivent faire l’objet d’une attention plus particulière” — façon de dire que la situation n’y est guère brillante.
Les chercheurs appellent à augmenter les surfaces protégées en mer Méditerranée afin d’en préserver la richesse : “Ce travail suggère une gestion de la biodiversité qui dépasse le cadre des politiques nationales et les contraintes historiques.”

jeudi 16 juin 2011

Guillaume Sellier nommé directeur du parc national de Port-Cros


Par arrêté de la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement en date du 10 mai 2011, M. Guillaume SELLIER, administrateur en chef des affaires maritimes, est nommé directeur de l’Etablissement public du Parc national de Port-Cros à compter du 1er juillet 2011. (Arrêté du 10 mai 2011 # NOR DEVL1109785A)
Agé de 44 ans cet officier de la marine a été formé à l'école d'administration des affaires affaires maritimes de Bordeaux. Il est diplômé de l'institut d'études politiques de Grenoble et de l'université Grenoble I Joseph Fourier (sciences technologiques et physique).
Ses précédentes missions lui ont permis d'exprimer son souci de concilier des objectifs multiples, lors de la mise en oeuvre des politiques relatives à la navigation, à la pêche maritime, à la gestion des affaires portuaires, à la protection des espaces maritimes et littoraux, à la gestion du domaine public maritime ainsi qu’à la sauvegarde de la qualité de l’eau, de la faune et de la flore.
C'est un homme de concertation, habitué à travailler en lien avec les élus, les usagers et les autres administrations sous l'autorité du préfet de région, du préfet de département et du préfet maritime.
Sa volonté de soutenir les actions de développement durable s'est pleinement exprimée dans des contextes pluridisciplinaires . Il a déjà collaboré avec les équipe du parc national de Port-Cros, notamment lors de la mise en place des sites Natura 2000 littoraux et Natura 2000 en Mer, sur l'île de Porquerolles. Il a également mis en place depuis 2008 une coordination des polices en mer dont le volet environnement maritime a été lancé le 1er janvier 2010.
Sa connaissance du contexte technique, juridique, socioprofessionnel et politique liée aux questions maritimes et littorales, son intérêt pour les problématiques d’environnement, de développement durable et d’urbanisme seront autant d'atouts appréciés par ses futurs collaborateurs et partenaires.

mercredi 15 juin 2011

La Baie de Somme devient Grand site de France

C’est l’une des plus grandes zones humides de France, inscrite dans le réseau européen Natura 2000 et reconnue à l’échelle internationale par la Convention de Ramsar, qui accueille des milliers d’oiseaux sédentaires ou lors de leur escale migratoire. Mais c’est aussi un ensemble de paysages variés qui englobe deux grands sites classés sur plus de 12 000 hectares, pour moitié terrestres et pour moitié maritimes : le massif dunaire du Marquenterre au nord de la baie, la Pointe du Hourdel et le cap Hornu au sud. Le territoire concerné par le label est plus vaste : il s’étend sur les 25 communes qui participent au projet du Grand Site de France, sur une superficie d’environ 20 000 hectares.
Le tourisme de nature s’y est fortement développé au cours de la dernière décennie, avec un public nombreux venu du nord de l’Europe et de la région parisienne. Les visiteurs sont particulièrement attirés par la richesse écologique -en particulier la colonie de phoques veaux marins que l’on peut observer à la pointe du Hourdel- mais aussi par la réserve naturelle de la Baie de Somme et le Parc du Marquenterre, ou les possibilités qu’offre la découverte de la nature accompagnée par des guides spécialisés.
Bientôt destination « écomobile », la Baie de Somme peut être parcourue sans voiture : à vélo grâce à un réseau de voies cyclables de 200 km, et en train à bord d’une micheline à vapeur qui emmène les voyageurs aux deux extrémités de la baie d’avril à septembre.
Les collectivités territoriales et l’Etat unissent leurs efforts depuis près de trente ans pour restaurer le site, le préserver des aléas des tempêtes ou prévenir son envasement. Ils assurent la conservation de zones humides particulièrement fragiles, mais s’attachent aussi à maintenir des activités traditionnelles vivantes telles que les moules de bouchot ou l’élevage ovin. C’est pour reconnaître la qualité de cette gestion au sens d’un développement durable que le label a été attribué au Syndicat mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard, qui anime le projet avec l’appui de la Région Picardie, du Département de la Somme, du Conservatoire du Littoral et des services de l’Etat.
Le label Grand site de France est désormais inscrit au code de l’environnement, depuis l’adoption de la loi « Grenelle 2 » du 12 juillet 2010. Il reconnaît à la fois la grande valeur patrimoniale du site, la qualité de son entretien et l’intérêt du projet de préservation, de gestion et de mise en valeur proposé pour l’avenir.
Neuf sites autres ont été labellisés Grand Site de France depuis 2004 : l’Aven d’Orgnac, la Sainte-Victoire, la Pointe du Raz, le Pont du Gard, Bibracte Mont-Beuvray, le Puy de Dôme, le Marais Poitevin, Saint-Guilhem-le-Désert, Gorges de l’Hérault et les Deux Caps Gris-Nez Blanc-Nez.

mardi 14 juin 2011

L’avion solaire a atterri au Bourget

L’avion solaire HB-SIA, piloté par André Borschberg, a atterri dans la capitale au surnom symbolique et prémonitoire : Paris, la Ville Lumière, à 21 heures 15, au terme d’un vol de 16 heures 05 minutes.
Approche parfaite, majestueuse et silencieuse ; le HB-SIA a touché le sol en douceur, et lentement roulé en ralentissant progressivement jusqu’à ce que les membres de l’équipe à terre n’attrapent les extrémités de ses ailes – à la main – pour éviter qu’il ne se couche sur le flanc ; une manœuvre entraînée à de nombreuses reprises à Payerne, ou le HB-SIA est basé.
Fatigué mais en pleine forme, le pilote André Borschberg s’est péniblement extrait de l’étroit cockpit en étirant ses membres engourdis avant de raconter à tous les micros tendus vers lui à quel point il était content d’atterrir à l’aéroport du Bourget au terme d’un vol serein et splendide, d’autant plus que celui-ci fait suite à une tentative avortée samedi passé.
Visiblement ému, Bertrand Piccard, le Président et co-fondateur de Solar Impulse, a tenu à rappeler que cela fait 102 ans que le Salon du Bourget présente des prototypes révolutionnaires au public, et qu’aujourd’hui, c’est une grande satisfaction pour Solar Impulse d’y être accueilli en tant qu’invité spécial ; c’est un magnifique symbole pour une aviation qui doit impérativement s’orienter vers des solutions moins polluantes.
La distance qui sépare l’aéroport de Zaventem (Bruxelles) de celui de Paris – Le Bourget est de 158 milles, soit 293 kilomètres. Une distance relativement courte, que le HB-SIA a franchi en quelques heures ; or, André Borschberg a par la suite dû patienter jusqu’à 21h00 en raison notamment du trafic aérien et de la météo. Il l’a fait sereinement, slalomant entre les formations nuageuses avant de mettre enfin le cap sur la piste no 21.
C’est désormais un nouveau chapitre qui s’ouvre : celui du Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace de Paris-Le Bourget, où Solar Impulse sera présenté aux côtés des géants mondiaux de l’aviation. Solar Impulse est le premier avion sans carburant de l’histoire capable de voler de jour comme de nuit, et le symbole d’une ère nouvelle.

mardi 17 mai 2011

Bruxelles veut stopper l’érosion de la biodiversité d’ici 10 ans

L’Union européenne s’est donné une mission : stopper net la perte de biodiversité en Europe d’ici à 2020. Et même, d’ici à 2050, restaurer peu à peu ce « capital naturel » : un capital car, au-delà de sa valeur intrinsèque, c’est la valeur économique de la nature qui, de plus en plus, motive sa préservation. La plupart des activités humaines sont dépendantes des écosystèmes qui nous rendent, dit la Commission européenne, un tas de « services », de l’eau à l’alimentation en passant par une fonction non négligeable : la « récréation ».

L’objectif décennal est ambitieux. Surtout quand on sait, selon la Commission toujours, que le rythme d’extinction des espèces est aujourd’hui de 100 à 1000 fois supérieur au taux normal, et ce en grande partie à cause des activités humaines. Selon la liste rouge de l’UICN, 38% des animaux de la planète sont menacés de disparition. En Europe, on s’en sort un peu mieux, mais le bilan n’est pas non plus glorieux : un quart des espèces sont menacées. Et les politiques actuelles de protection de la biodiversité ne portent pas assez leurs fruits : 90% des écosystèmes et plus de 80% des habitats et des espèces protégés en UE sont en mauvais état.

Six objectifs
* Mieux protéger les oiseaux et les milieux naturels. L’ambition : arriver en 2020 avec notamment 50% de plus d’espèces volatiles et deux fois plus d’habitats préservés.
* Restaurer 15% des écosystèmes dégradés. Une solution serait d’aménager des corridors de nature pour relier les zones protégées, et étoffer des milieux naturels à l’étroit entre les routes et les immeubles.
* Intégrer, dans la révision de la PAC (Politique agricole commune) et dans la politique forestière, des critères pour rendre ces activités plus vertes et plus durables.
* Réduire les captures de pêche en introduisant des quotas, selon l’âge des poissons et la taille de leur population. Aujourd’hui, 88% des réserves halieutiques de l’UE sont surexploitées.
* Lutter contre les espèces exotiques invasives, sans hésiter à éradiquer celles identifiées comme les plus redoutables. En UE, ces espèces menacent presque un quart des plantes indigènes, et coûtent 12,5 milliards d’euros de dommages par an.
* Augmenter la contribution de l’UE à la lutte contre l’érosion de la biodiversité dans le monde.

« Pas de mesures contraignantes »
Autant de grands objectifs, chiffrés pour certains... « Mais on reste globalement dans une déclaration d’intention, sans mesure concrète ni contraignante, » réagit Sandrine Bélier, députée européenne EELV, visiblement déçue par la nouvelle feuille de route de l’UE. En fait, selon elle, cette stratégie pêche par manque de maturité : on est resté au même stade que lors du Sommet de Nagoya sur la biodiversité, en octobre 2010, qui avait déjà dicté certains de ces objectifs noir sur blanc. Aujourd’hui, l’heure est – ou du moins devrait être - à envisager les moyens pour les mettre en oeuvre : « Au lieu de recommander des critères de durabilité dans la PAC, pourquoi ne pas dire, aujourd’hui, quels sont précisément ces critères et comment les appliquer ? Pourquoi ne pas proposer, par exemple, de supprimer les aides au développement régional dans les pays qui ne respectent pas les zones Natura 2000 ? »

Ces 25 000 zones Natura 2000 – qui couvrent 18% des terres de l’UE - sont l’une des principales avancées de la précédente feuille de route 2001-2010. Mais, selon la députée, leur mise en œuvre est loin d’être réglée partout. Plus généralement, les derniers objectifs de l’UE ont largement démontré leur inefficacité. Constat d’échec de la Commission européenne dans son bilan 2010 : « L’objectif d’enrayer la perte de biodiversité en Europe d’ici à 2010 n’a pas été atteint. En outre, il est estimé que les services écosystémiques en Europe sont dans un état inégal ou dégradé, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent plus offrir la qualité et la quantité de services de base telles que la pollinisation des cultures et la propreté de l’air et de l’eau. » Espérons que dans 10 ans, le bilan sera moins sévère.

lundi 2 mai 2011

Comment nourrir 9 milliard d'hommes?

Dans les principaux soucis que va devoir affronter l'Humanité dans les décennies à venir, celui de son alimentation semble un des moins inquiétants. En effet, l'Occident ayant résolu le problème, pour ce qui la concerne depuis 60 ans, il apparaît bien irréaliste de voir le spectre des famines revenir nous importuner. Mais ne faut-il pas douter sur cette question?

1-L'alimentation de 9 milliard d'hommes, où est le problème?
Et pourtant, à l'échelle de la planète, il paraît bien nécessaire de se préoccuper du problème. Nous allons être plus de 9 milliard en 2050. Avons-nous la capacité de les nourrir?

2-Des raisons d'espérer:
D'abord parce que les experts ont cependant raison de dire que la productivité de nombreuses terres peut encore s'améliorer dans de nombreuses régions du monde.
Ensuite parce que les humains sont réactifs et imaginatifs : ils vont donc trouver d'autres solutions. Parmi celles-ci, je voulais attirer l'attention du lecteur sur deux pistes ayant, à mon avis, le potentiel le plus important.

D'abord parlons de l'agriculture en villes : je ne crois guère aux cultures hypotoniques dans des tours qui me semble des élucubrations coûteuses d'architectes recherchant la notoriété. Je crois bien davantage à la possibilité de cultiver, dans les interstices urbains, au plus prés des populations, des légumes et des fruits, sur d'anciennes friches urbaines, sur les balcons mais, à l'avenir aussi, sur les toits. Cette dernière possibilité semble la plus intéressante : la surface des toits est énorme et va continuer à augmenter. Elle n'est pas valorisée, et pourtant 30 centimètres de terres permettent de cultiver des légumes tout en assurant une isolation thermique aux habitations situées en dessous et favorisent la récupération de l'eau de pluie.
Située à proximité des populations, cette production locale a d'autres avantages: des coûts de transport nuls, la création d'emplois de voisinage, l'amélioration des liens sociaux.

La deuxième piste est moins connue mais elle me semble cruciale pour l'avenir de l'alimentation de l'Humanité. Tous ceux qui ont fait de la biologie végétale dans leurs études savent que les plantes ont besoin de sels minéraux pour grandir. Dans l'agriculture intensive, ces sels minéraux sont apportés par les engrais. Mais cette méthode a ses limites : lessivés par les pluies, l'engrais disparaît. Les apports doivent être renouvelés ce qui est coûteux et le sera de plus en plus.
La matière organique, elle, composée de molécules plus complexes ne risque pas d'être lessivée par les pluies, elle offre donc davantage de stabilité tout en renfermant les mêmes sels minéraux nécessaires aux plantes. Cet humus doit être alimenté par des matières organiques. Depuis longtemps, l'homme utilise le fumier des animaux pour cela.
Mais il ne peut suffire aux besoins croissants de l'agriculture humaine. Or, tous les hommes de cette Terre produisent des matière organiques inutilisées et polluantes. Ils la produisent sous deux formes : des déchets de cuisine et du papier que l'on jettent dans les poubelles d'une part, nos selles et nos urines que nous évacuons sous la forme d'eaux usés d'autre part.
Le traitement de ces déchets organiques nous le payons très cher, sans arriver à régler le problème de la pollution des eaux et du sol.
Or, nous pouvons récupérer cette matière organique précieuse pour l'agriculture. Pour les déchets ménagers et pour les selles (toilettes sèches) par l'utilisation de composteurs qui permettent de récupérer et de recycler ces matières. Pour les eaux usés par l'assainissement écologique qui, grâce aux plantes organisées dans un système de filtres biologiques, autorise la récupération et la phytoépuration des eaux souillées.