Jeudi dernier, alors que le tribunal de Chartres relaxait 58 faucheurs d’OGM qui comparaissaient suite à la destruction d’une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir), le Parquet faisait appel de ce jugement dès le lendemain.
En effet, ce procès se distingue des précédents dans le sens que le gouvernement a interdit toute culture commerciale des maïs MON 810 de Monsanto, en février dernier. Or, cette décision s’appuyant, selon le gouvernement, sur des éléments scientifiques nouveaux et la nécessité d’expertises complémentaires sur les effets sanitaires et environnementaux du Maïs MON810, le principe de précaution sur lequel s’appuient les faucheurs prend ici tout son sens, rendant une éventuelle condamnation très surprenante. Néanmoins, les députés et les sénateurs ayant dernièrement introduit et voté dans la loi OGM un délit de fauchage, la situation se complique, d’où la nécessité d’aller au bout de la démarche juridique pour définir, une fois pour toutes, une jurisprudence en matière de fauchage d’OGM, selon Philippe Peyroux, le procureur de la République de Chartres.
On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Le Petit Prince (1943) de Antoine de Saint-Exupéry
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