On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Le Petit Prince (1943) de Antoine de Saint-Exupéry
vendredi 6 novembre 2009
Biodiversité : menaces sur plus d'un tiers des espèces
Année internationale de la biodiversité, 2010 s'annonce mal. Selon la Liste rouge publiée mardi 3 novembre par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 17 291 espèces animales et végétales, sur les 47 677 espèces répertoriées par l'organisation, sont menacées d'extinction. 21 % des mammifères connus sur Terre, tous couverts par l'étude, courent un risque d'extinction, tout comme 30 % des amphibiens connus et 12 % des oiseaux connus. Parmi les catégories dont le recensement de l'UICN ne couvre pas totalement la population mondiale, 28 % des reptiles, 37 % des poissons d'eau douce, 70 % des plantes et 35 % des invertébrés recensés sont menacés.
mercredi 4 novembre 2009
Mortalités d’abeilles : la thèse multifactorielle enfin entérinée
La communauté scientifique s’accorde sur le fait que l’abeille subit des pressions multiples, qui proviennent d’abord de divers pathogènes (Varroa destructor, Nosema ceranae et différents virus), dont les interactions sont à l’étude, mais aussi d’un appauvrissement de la diversité génétique des abeilles suite à l’existence d’un marché mondial de reines, et enfin de l’exposition chronique aux faibles doses de produits chimiques (pesticides agricoles, miticides apicoles…), conjugués à divers facteurs (nutritionnels, climatiques, etc). Bref, un stress multiple, face auquel l’abeille est très dépourvue.
Une nouvelle définition pour les aliments sans OGM
Le Haut Conseil des biotechnologies fixe à 0,1 % le seuil d'ADN transgénique pour l'étiquetage des produits conventionnels.
Pour les plantes et les produits alimentaires qui en découlent, la mention «sans OGM » sera exclusivement réservée aux produits contenant moins de 0,1 % d'ADN transgénique. «Un seuil qui correspond à ce qui se fait souvent», commente Yves Bertheau, directeur de recherche à l'Inra (Institut national de la recherche agronomique). 0,1 % a été considéré « comme le seuil le plus bas techniquement réalisable et garantissant le respect du consommateur et la fiabilité des transactions».
Pour les produits issus d'animaux (viande, laitage, fromage), la mention «nourri sans aliments OGM» sera également réservée aux bêtes ayant bénéficié d'une alimentation ne contenant pas plus de 0,1 % d'ADN transgénique.
Pour les plantes et les produits alimentaires qui en découlent, la mention «sans OGM » sera exclusivement réservée aux produits contenant moins de 0,1 % d'ADN transgénique. «Un seuil qui correspond à ce qui se fait souvent», commente Yves Bertheau, directeur de recherche à l'Inra (Institut national de la recherche agronomique). 0,1 % a été considéré « comme le seuil le plus bas techniquement réalisable et garantissant le respect du consommateur et la fiabilité des transactions».
Pour les produits issus d'animaux (viande, laitage, fromage), la mention «nourri sans aliments OGM» sera également réservée aux bêtes ayant bénéficié d'une alimentation ne contenant pas plus de 0,1 % d'ADN transgénique.
Des travaux pharaoniques pour irriguer le Nordeste
Vu du cockpit d'un Puma de la marine brésilienne, on mesure l'ampleur du plus ambitieux et du plus controversé des grands travaux voulus par le président Luiz Inacio Lula da Silva : la "transposition" du rio Sao Francisco. Ce terme trompeur désigne le détournement d'une petite proportion des eaux du fleuve (2 %) vers les régions semi-arides du Nordeste, où survivent quelque 12 millions d'habitants, via un réseau en toile d'araignée de canaux, d'écluses, de barrages et de réservoirs.
Avec 28 % de la population du Brésil, le grand Nordeste ne dispose que de 3 % de l'eau disponible en surface, dont l'essentiel se trouve dans le bassin du Sao Francisco. Pour toute une population pauvre qui rêve de l'avoir au robinet, l'eau potable reste chère : près de 2 euros pour 200 litres, précisait un vendeur croisé, avec sa citerne et son âne, à Floresta, une localité proche du fleuve.
Avec 28 % de la population du Brésil, le grand Nordeste ne dispose que de 3 % de l'eau disponible en surface, dont l'essentiel se trouve dans le bassin du Sao Francisco. Pour toute une population pauvre qui rêve de l'avoir au robinet, l'eau potable reste chère : près de 2 euros pour 200 litres, précisait un vendeur croisé, avec sa citerne et son âne, à Floresta, une localité proche du fleuve.
mardi 3 novembre 2009
Nos glaciers libèrent des produits toxiques
Depuis 1999, les glaciers des Alpes suisses ont rétréci de 12%. Liée au réchauffement climatique, cette fonte provoque un phénomène inattendu, étudié par l'EPFZ: des polluants emprisonnés dans la glace depuis les années 60 réapparaissent dans les lacs de montagne
On sait aujourd'hui que le réchauffement climatique accélère la fonte des glaciers. Ce que l'on sait moins, c'est que la fonte des glaciers, à son tour, libère des substances chimiques, néfastes pour la santé. Le phénomène a été étudié par un groupe de chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich* en collaboration avec le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (EMPA).
On sait aujourd'hui que le réchauffement climatique accélère la fonte des glaciers. Ce que l'on sait moins, c'est que la fonte des glaciers, à son tour, libère des substances chimiques, néfastes pour la santé. Le phénomène a été étudié par un groupe de chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich* en collaboration avec le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (EMPA).
lundi 2 novembre 2009
Le satellite européen SMOS est lancé ce lundi à 2h50
La mission de SMOS sera de réaliser une cartographie inédite des changements climatiques sur la planète Terre, en relevant l'humidité des sols et la salinité des océans, c'est une première mondiale, explique le CNES.
SMOS, 69 capteurs, 683kg, 8m d'envergure, a une durée de vie prévue de trois ans, pendant lesquels il gravitera à 755km d'altitude. Ses résultats permettront d'améliorer les prévisions météorologiques.
Le satellite observera tout particulièrement les échanges d'énergie sol-atmosphère, en se basant sur la quantité d'eau susceptible de s'évaporer et de précipiter, ainsi que les phénomènes marins dits de "tapis-roulant", un ensemble température-salinité déterminant pour le climat.
Ses indications seront utilisées par les scientifiques et les agriculteurs mais aussi par les pêcheurs et les navigateurs, à la recherche des meilleurs courants. De même, les pays soucieux d'améliorer leur gestion de l'eau et des cultures pourront en disposer.
SMOS, 69 capteurs, 683kg, 8m d'envergure, a une durée de vie prévue de trois ans, pendant lesquels il gravitera à 755km d'altitude. Ses résultats permettront d'améliorer les prévisions météorologiques.
Le satellite observera tout particulièrement les échanges d'énergie sol-atmosphère, en se basant sur la quantité d'eau susceptible de s'évaporer et de précipiter, ainsi que les phénomènes marins dits de "tapis-roulant", un ensemble température-salinité déterminant pour le climat.
Ses indications seront utilisées par les scientifiques et les agriculteurs mais aussi par les pêcheurs et les navigateurs, à la recherche des meilleurs courants. De même, les pays soucieux d'améliorer leur gestion de l'eau et des cultures pourront en disposer.
La France va devoir importer de l'électricité cet hiver
La France va devoir importer de grandes quantités d'électricité cet hiver pour satisfaire la hausse de sa consommation et des coupures pourraient intervenir en cas de "froid intense et durable", a prévenu vendredi 30 octobre le Réseau de transport d'électricité (RTE).
La filiale d'EDF, qui gère le réseau de lignes à haute tension, estime que la France va devoir importer 4 000 mégawatts (MW) d'electricité "durant plusieurs semaines de novembre 2009 à janvier 2010", selon une étude publiée vendredi. Cela équivaut à la production de 4 réacteurs nucléaires.
La filiale d'EDF, qui gère le réseau de lignes à haute tension, estime que la France va devoir importer 4 000 mégawatts (MW) d'electricité "durant plusieurs semaines de novembre 2009 à janvier 2010", selon une étude publiée vendredi. Cela équivaut à la production de 4 réacteurs nucléaires.
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