mercredi 10 décembre 2025

Des enjeux importants face à l’objectif de 10 % de réduction des prélèvements d’eau d’ici 2030

En 2022, l’eau potable représente le premier poste de prélèvement dans le bassin Artois-Picardie. Le « plan eau », adopté en 2023, fixe un objectif de réduction de 10 % des volumes d’eau prélevés à l’horizon 2030, en grande partie porté par la consommation d’eau potable domestique. En 2022, celleci s’élève à 201 millions de m³ dans le bassin. Compte tenu des évolutions démographiques et sans anticiper de modifications comportementales, la consommation d’eau potable se stabiliserait à l’horizon 2030 à 200,2 millions de m³. Ce niveau serait nettement supérieur à celui fixé par le « plan eau » : 171 millions de m³. La consommation dépasserait l’objectif dans l’ensemble des territoires du bassin mais les enjeux seraient différents. En effet, plusieurs facteurs peuvent induire une hausse de la consommation comme la croissance démographique ou encore le développement d’activités économiques déjà présentes (tourisme, commerce ou industrie) notamment dans l’Authie et la Canche. Pour en savoir plus : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8675514

Pesticides : 2 300 scientifiques signent une lettre ouverte contre un projet de règlement européen

L'Union européenne veut simplifier les règles autour des pesticides en supprimant l'obligation de faire ré-homologuer les produits de façon périodique. En réponse, quelque 2 300 chercheurs et chercheuses adressent une lettre ouverte au Premier ministre contre cette proposition. Dans une lettre ouverte, 2 300 scientifiques alertent contre un projet européen de simplification de la réglementation sur les pesticides. Ce texte doit être examiné cette semaine à Bruxelles, et prévoit la suppression "du renouvellement périodique systématique de l'agrément pour toutes les substances actives". Pour le président de l'association Alerte médicale sur les pesticides, le docteur Pierre-Michel Perinaud, cela serait synonyme d'une régression de 30 ans en arrière : "Quand une substance active de pesticide bénéficie d'une autorisation, en général c'est sur dix à quinze ans et c'est sur la foi de tests fournis et réalisés par les industriels", explique-t-il. "Le seul moment en pratique où est prise en compte la littérature scientifique, ce sont justement ces réévaluations", affirme-t-il, assurant que c'est cette littérature scientifique "a permis l'interdiction de pesticides sur la base de données assez solides". "Dans le sens d'une utilisation débridée des pesticides" "Ce qui nous paraît, nous, scandaleux, c'est cette suppression qui aboutit de fait à une homologation ad vitam aeternam des substances actives", déplore Pierre-Michel Perniaud. "C'est une régression qui revient à une trentaine d'années en arrière, qui va dans le sens d'une utilisation encore plus débridée des pesticides, alors que toutes les études scientifiques vont dans le sens de leur arrêt. Nous on pense qu'il faut mettre l'accent sur la transition vers un autre modèle agricole". Fin novembre, la commission européenne assurait que les modifications engagées, et donc cette fin du renouvellement périodique des autorisations, ne réduiraient pas le niveau élevé de protection de la santé humaine et de l'environnement.

lundi 8 décembre 2025

Glyphosate : l’une des plus influentes études garantes de la sûreté de l’herbicide rétractée, vingt-cinq ans après sa publication

Directive européenne sur la surveillance des sols

La directive sur la surveillance et la résilience des sols a été adoptée par le Conseil le 29 septembre 2025 et votée au Parlement le 23 octobre 2025. Elle entrera en vigueur le 16 décembre prochain. Les États-membres auront alors 3 ans pour la transposer dans leur droit national. Ce texte, qui constitue la première législation européenne sur les sols, comporte plusieurs volets : une structuration et une harmonisation d'un cadre européen de surveillance des sols (chapitre 2) avec un suivi d’indicateurs (incluant une liste indicative de contaminants des sols (article 8)) et un protocole d’échantillonnage (cf. annexes I et II), une promotion de la résilience des sols et des modalités de gestion durable des sols, associée à la mise en œuvre de principes d’atténuation de l’artificialisation des terres (chapitre 3) et un dernier volet consacré à la gestion des sites et sols contaminés (chapitre 4), avec en particulier la publication d’une liste publique des sites potentiellement pollués.

Des enjeux importants face à l’objectif de 10 % de réduction des prélèvements d’eau d’ici 2030

En 2022, l’eau potable représente le premier poste de prélèvement dans le bassin Artois-Picardie. Le « plan eau », adopté en 2023, fixe un o...