jeudi 5 mars 2026

Pluralisme média avec le démarrage de la campagne des élections municipales

Cinquante-sept universitaires ont déposé mercredi 4 mars un référé-liberté (une procédure d’urgence) devant le Conseil d’Etat contre l’inertie du régulateur de l’audiovisuel face aux manquements au pluralisme de CNews et Europe 1. Le timing n’est pas anodin, il vise explicitement la campagne officielle des élections municipales, qui a débuté lundi. Dans leur recours, les requérants – des professeurs de droit pour la plupart enseignants dans les grandes facultés parisiennes et régionales, dont Paris-Panthéon-Assas, Paris-I et Bordeaux – s’appuient sur le principe de pluralisme dit «interne», consacré par le Conseil d’Etat en février 2024. Ce principe interdit en théorie à tout éditeur audiovisuel de laisser s’installer un déséquilibre «manifeste et durable» dans la représentation des courants de pensée – au-delà du simple décompte des temps de parole politiques. Dans le viseur des requérants, CNews et Europe 1 et leur complaisance à l’égard de l’extrême droite. Selon Camille Broyelle, professeure de droit à Paris-Panthéon-Assas, une des chevilles ouvrières de la requête, les deux antennes «sont des médias militants et même très militants, ce qui est interdit par la loi» et «leur impact sur l’agenda politique est considérable».

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