"Une nouvelle étude scientifique montre que les produits pesticides
commercialisés sont des centaines de fois plus toxiques pour des
cellules humaines que leur matière active seule" annonce
l'association Générations futures qui relaye une étude réalisée par une
équipe conduite par Robin Mesnage et Gilles Eric Séralini, de
l'Université de Caen.
"Les adjuvants employés dans les
formulations de pesticides ne peuvent également pas être considérés
comme des composants inertes mais ont souvent une toxicité propre et
accroissent celle des matières actives", estime l'association. Selon
elle, l'étude remet en cause le mode de calcul des doses journalières
admissibles (DJA) à partir de la toxicité de la substance active seule,
ainsi que la procédure d'évaluation du risque des pesticides qui ne
prévoit pas l'obligation de tests pour la toxicité chronique des
pesticides en formulation.
L'association demande donc "des tests de toxicité chronique systématiques pour les formulations complètes de produits pesticides commercialisés".
De 2 à 3 fois et jusqu'à 1.056 fois plus toxiques
L'association rapporte que les scientifiques ont montré que sur les neuf pesticides formulés étudiés (trois herbicides, trois fongicides et trois insecticides), "huit
d'entre eux montrent clairement des effets toxiques sur des cellules
humaines en moyenne des centaines de fois plus importants que ceux
causés par leur matière active".
En l'occurrence les
résultats montrent des effets toxiques de 2 à 3 fois plus importants
pour le pesticide à base de pirimicarb et jusqu'à 1.056 fois plus forts
pour celui à base de tebuconazole. Seul un pesticide à base
d'isoproturon fait exception à cette règle, mais il n'a pas d'adjuvant
déclaré.
On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Le Petit Prince (1943) de Antoine de Saint-Exupéry
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