Les particules fines sont présentes naturellement dans
l'environnement du fait de l'érosion provoquée par le vent, de tempêtes
ou d'éruptions volcaniques. Mais les activités humaines ont
considérablement augmenté leur concentration atmosphérique.
Selon le rapport d'avril du Centre
interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique
(Citepa), les principaux secteurs responsables sont la transformation
d'énergie par l'industrie (31 %) ; la combustion de bois pour chauffer les habitations (30 %) ; l'agriculture avec l'utilisation d'engrais (20 %) ; et les transports, du fait notamment de la combustion de diesel (15 %).
A ces particules considérées comme « primaires », s'ajoutent
d'autres, « secondaires ». Dans certaines conditions, des gaz comme
l'ammoniac, les oxydes d'azote ou les composés organiques volatils (COV)
peuvent se transformer en particules fines dans l'atmosphère.
« La situation climatique est également très importante, prévient Julien Vincent, responsable du département énergie et industrie du Citepa.
En cas de grand froid, d'absence de vent ou d'anticyclone, l'air ne se
renouvelle pas, augmentant les taux de particules en suspension. »
On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Le Petit Prince (1943) de Antoine de Saint-Exupéry
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