vendredi 15 octobre 2010

L'humanité engloutit l'équivalent d'une planète et demie

Selon le rapport "Planète vivante 2010" de l'organisation écologiste WWF, rendu public mercredi 13 octobre, l'humanité utilise désormais "l'équivalent d'une planète et demie" pour subvenir à ses besoins, principalement en raison de la "surconsommation" des pays les plus riches.
L'empreinte écologique de l'humanité, c'est-à-dire la surface de terre et le volume d'eau requis pour produire les ressources renouvelables utilisés par la population sur une année, a doublé depuis 1966, ajoute l'organisation. Si rien ne change dans nos modes de consommation, l'humanité aura besoin de "deux planètes par an" en 2030, s'alarme le Fonds mondial pour la nature (WWF).
LES PAYS DU NORD SUR LA SELLETTE
Le WWF souligne le rôle prépondérant des pays les plus riches dans cette évolution en relevant que, toujours sur les données de 2007, les pays membres de l'OCDE, dont font partie les économies les plus riches au monde, "représentaient 37 % de l'empreinte écologique de l'humanité". "Si chaque habitant de la planète vivait comme un habitant moyen des Etats-Unis ou des Emirats arabes unis, il faudrait une biocapacité équivalente à plus de 4,5 planètes pour répondre à la consommation de l'humanité et absorber les émissions de CO2", souligne le texte. "Par contre, si tout le monde vivait comme le citoyen indien moyen, l'humanité n'utiliserait même pas la moitié de la biocapacité de la planète", ajoute-t-il.
Les Emirats arabes unis, le Qatar, le Danemark, la Belgique, les Etats-Unis, l'Estonie, le Canada, l'Australie, le Koweït et l'Irlande sont les pays à la plus forte empreinte écologique, ajoute l'organisation. "La surconsommation du Nord se fait à crédit sur les ressources du Sud", souligne le WWF, dont le rapport relève également qu'"un déclin de la biodiversité est plus élevé dans les pays à faibles revenus".
Le rapport du WWF fait état d'une diminution globale de la biodiversité de 30 % entre 1970 et 2007. Dans les zones tropicales, cette diminution atteint 60 %.

jeudi 14 octobre 2010

Le rapport «Planète vivante» du WWF révèle de nouvelles extinctions d'espèces...

Il sort tous les deux ans, et à chaque fois le constat empire. L’édition 2010 du rapport «Planète vivante» du WWF (World Wildlife Fund), publié mercredi, met en évidence l’épuisement des ressources naturelles et la perte énorme de biodiversité dans les zones tropicales. L’empreinte écologique de l’humanité ne cesse de croître: nous consommons actuellement 50% de ressources naturelles de trop par rapport à ce que la Terre peut fournir, soit l’équivalent des ressources d’une planète et demie. Réduisant d’autant la durée de vie de ces ressources.
60% de perte de biodiversité dans les pays tropicaux
Le rapport «Planète vivante» s’appuie sur deux outils: un Index Planète vivante (IPV), indicateur de la richesse de la biodiversité dans le monde s’appuyant sur l’état de santé de 8.000 populations de plus de 2.500 espèces, et l’empreinte écologique, qui mesure la quantité de ressources naturelles consommées.
Ses conclusions sont sans appel: la biodiversité est toujours en déclin, particulièrement dans les zones tropicales. Les pays du Sud ont ainsi perdu 60% de leur biodiversité en moins de quarante ans, contre 30% en moyenne mondiale. Parallèlement, les pays riches consomment beaucoup plus de ressources naturelles que les pays en développement: leur empreinte écologique est trois fois plus importante que les pays à revenu moyen et cinq fois plus importante que les pays à faibles revenus. Ce paradoxe met en évidence l’exploitation des ressources du Sud pour le confort des pays du Nord.
«Peu de leaders politiques ont conscience de la gravité du problème»
Ce sont en particulier les émissions de carbone qui ont mené à cette situation désastreuse: la consommation d’énergie, mais également la production de viande, sont les principaux leviers d’action pour alléger notre empreinte écologique. Jim Leape, président du WWF International, insiste: «Nous ne pouvons pas être neuf milliards à manger de la viande». Toutefois la question du contrôle de la croissance démographique est secondaire selon lui: «Le vrai challenge est de réduire notre consommation de ressources, pas la croissance de la population».
Pour Vince Perez, président du WWF Philippines, il est urgent de changer nos sources d’énergie et de passer massivement aux énergies renouvelables. Toutefois, les membres de l’ONG sont conscients que la volonté politique n’est pas toujours au rendez-vous: «Peu de leaders politiques ont conscience de la gravité du problème. Le mérite du rapport du WWF est de traduire un langage scientifique en termes compréhensibles par tous. Mais il reste toujours un problème d’agenda: agir pour les cinquante ou cent prochaines années ne coïncide pas avec la durée des mandats politiques», explique Yolanda Kakabadse, ex-ministre de l’Environnement en Equateur.

lundi 4 octobre 2010

Découverte de 20.000 nouvelles espèces marines

Un recensement de la vie marine a permis d'identifier 20.000 nouvelles espèces, mais un cinquième des océans reste encore à explorer, selon un rapport publié lundi à Londres et réalisé après dix années d'études. "Le recensement a mis en évidence une profusion inattendue d'espèces", soit près de 250.000, contre les quelque 230.000 connues jusqu'à présent, concluent les scientifiques impliqués dans ce projet. Après ce travail qui a mobilisé 2.700 scientifiques de plus de 80 pays, il reste pourtant encore de très nombreuses espèces à découvrir, dans les zones qui n'ont pas été explorées mais aussi dans celles qui l'ont déjà été. Les experts "n'ont aucune donnée" sur un cinquième des océans, selon le rapport. On peut "logiquement extrapoler" qu'il existe "au moins un million" d'espèces marines, estiment les scientifiques. Selon l'étude, "il existe des espèces dans toutes les zones" étudiées, "même là où il y a très peu d'oxygène et de lumière". Ce recensement cartographie aussi la vie dans les océans et donne les trajets migratoires des espèces, établis grâce à des satellites et d'autres équipements électroniques. Les scientifiques ont notamment pu identifier les mouvements vers les glaces qui ont fondu. Ces données doivent servir de "base pour évaluer les modifications de la vie marine liées au changement naturel et à l'activité humaine", comme les marées noires. Une grande partie de ces informations est accessible sur le site internet www.iobis.org. Cette publication intervient à l'occasion de l'Année internationale de la biodiversité, décrétée par les Nations unies, et à deux semaines du sommet sur la biodiversité de Nagoya au Japon (18-20 octobre).

vendredi 1 octobre 2010

Migraines : découverte d’une mutation génétique

Des chercheurs canadiens ont identifié un gène en cause dans les épisodes de migraine. Publiés dans la revue Nature Médicine, les travaux des scientifiques de l’Université de Montréal pourraient permettre de trouver un traitement efficace contre les migraines.
Après avoir comparé l’ADN de patients migraineux et de patients en bonne santé, les chercheurs canadiens ont découvert qu’une mutation du gène "KCNK 18" était corrélée à des migraines, et ce, chez tous les membres d’une même famille sujets à des céphalées.
Dans le détail, la mutation de ce gène altère la fonction d’une protéine qui joue un rôle indispensable dans la communication entre les cellules nerveuses. La protéine produite par le gène est alors déformée et altère l’activité électrique des cellules. Les chercheurs ont ainsi pu identifier la présence de cette protéine "tronquée" chez les personnes migraineuses, en particulier dans des structures neuronales associées à la migraine : les ganglions de Gasser.
"Ces résultats sont extrêmement importants car l'activation des neurones du ganglion de Gasser joue un rôle capital dans l'apparition des migraines. Or, l'activation accrue de ces neurones pourrait fort bien augmenter le risque de crise migraineuse", explique l’auteur principal de l’étude. Ces résultats pourraient permettre de focaliser des traitements sur la protéine en cause, afin de réduire la sévérité et la fréquence des épisodes migraineux.

vendredi 17 septembre 2010

Biodiversité : les entreprises au banc des accusés

Les entreprises qui depuis quelques années tentent de convaincre qu'elles se sont converties au développement durable risquent de recevoir une douche froide en découvrant le sondage publié jeudi 16 septembre par l'IFOP pour le compte de l'ONG WWF-France.
81 % des personnes interrogées considèrent que les entreprises ont un impact négatif voire très négatif sur la biodiversité. Et dans 67 % des cas, elles pensent également que les actions que les grandes firmes mènent pour limiter leur empreinte écologique sont avant tout de la communication. Chez les cadres supérieurs, traditionnellement plus sensibles à la thématique environnementale, la perception négative des activités économiques atteint même 89 %.

mercredi 15 septembre 2010

Ressources de poissons : les scientifiques tirent la sonnette d'alarme

Des scientifiques ont dressé mardi à Bruxelles un tableau pessimiste de l'état des ressources en poisson dans les eaux européennes, préconisant dans de nombreux cas une réduction des quantités pêchées.
Dans les eaux européennes de l'Atlantique, de la mer du Nord et de la mer Baltique, "deux tiers des stocks de poisson connaissent une mortalité trop forte", et une majorité sont surexploités, a estimé Michael Sissenwine (Conseil international pour l'exploration de la mer) au cours d'un séminaire.
En Méditerranée, seuls 9 % des stocks étudiés sont pêchés de manière raisonnable, 68 % sont surexploités et 23 % sont exploités au maximum de leurs capacités, a précisé Henri Farrugio, président du comité de conseil scientifique de la commission générale des pêches pour la Méditerranée (GFCM). En conséquence, pour la Méditerranée, les scientifiques ne proposent au mieux qu'un maintien du statu quo, et dans la plupart des cas des réductions de la pêche.
Une autre source d'inquiétude pour les scientifiques est le fait que de nombreux poissons de fond pêchés en Méditerranée n'atteignent jamais l'âge adulte, car ils sont traditionnellement pêchés à l'état juvénile sans avoir eu le temps de se reproduire, a souligné M. Farrugio. D'où l'intérêt de créer des zones de refuge où la pêche est restreinte, dans les canyons sous-marins situés en contrebas du plateau continental, comme cela a été le cas dans le golfe du Lion.
En mer Celtique, à l'ouest de l'Ecosse, les scientifiques restent inquiets pour la survie des cabillauds et recommandent de n'en pêcher aucun, a indiqué M. Sissenwine. "Les avis scientifiques doivent être à la base de toute prise de décision", a estimé la commissaire européenne à la pêche, Maria Damanaki, dont les services doivent proposer prochainement les quotas de captures maximum autorisés des différents stocks de poissons des eaux européennes pour 2011.

lundi 13 septembre 2010

Un cinquième des espèces africaines d'eau douce serait menacé d'extinction

Un cinquième des espèces africaines d'eau douce est menacé d'extinction, mettant en danger la subsistance des populations qui en dépendent, selon une étude publiée, jeudi, par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). "21 % des espèces d'eau douce d'Afrique continentale sont menacées d'extinction, ce qui met en péril les moyens de subsistance de millions de personnes", déplore l'UICN dans un communiqué. D'après l'étude, plus de 1.000 des 5.167 espèces de poissons, mollusques, crabes, libellules et autres plantes aquatiques africaines qui ont été recensées et évaluées par les experts sur une période de cinq ans sont ainsi en danger.
L'agriculture, l'extraction d'eau, les barrages, la déforestation et les espèces exotiques envahissantes sont les principales causes de cet appauvrissement de la biodiversité des rivières, fleuves et lacs africains, explique l'UICN. L'organisation, dont le siège est à Gland (ouest de la Suisse), cite ainsi le cas du lac Victoria (Kenya, Ouganda, Tanzanie), où 45 % des 191 espèces de poissons évaluées sont "menacées ou considérées comme éteintes" en raison notamment de l'introduction de la perche du Nil. Le lac Malawi a également vu la population des Oreochromis karongae, une espèce de poisson menacée de la famille des Chambos, diminuer de 70 % en dix ans.
La disparition des poissons, principale source de protéines et de revenus des populations de la région africaine des Grands Lacs, réduit les moyens de subsistance de ces communautés, met en garde l'UICN. Selon l'étude, pas moins de 7,5 millions de personnes dépendent de la pêche en eau douce en Afrique subsaharienne. "Si nous n'arrêtons pas" le processus de disparition de ces espèces, "le continent va perdre de manière irréversible de sa biodiversité", avertit le directeur du projet, William Darwall. C'est déjà le cas sur la partie inférieure du fleuve Congo où 11 espèces de mollusques - vivant sur une étendue de 100 kilomètres et dont une des caractéristiques est de filtrer l'eau - sont "très menacées" en raison de la pollution existant en amont.

Ces poissons aux dents capables de couper le métal envahissent la Méditerranée : les pêcheurs sont désormais payés pour les capturer

Une mâchoire capable de sectionner du métal, une chair mortelle sans antidote connu, et des attaques déjà recensées sur des baigneurs : le p...