Un rapport sur les performances environnementales des aéronefs décrit
les améliorations en matière de durabilité de l'aviation en Europe tout
en pointant l'explosion du trafic aérien.
Elaboré par l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA),
l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) et Eurocontrol, le deuxième rapport environnemental européen sur l'aviation souligne le paradoxe d'une aviation toujours plus ‘'verte'',
mais dont les émissions vont continuer à exploser. De fait, le nombre
de vols a augmenté de 8 % entre 2014 et 2017 et va s'accroître de 42 %
entre 2017 et 2040 selon les prévisions. D'ici 2040, les émissions de CO2 et de NOX (oxyde
nitreux) devraient respectivement grimper d'au moins 21 % et 16 %. En
2016, l'aviation était responsable de 3,6 % des émissions totales de gaz
à effet de serre de l'Union européenne des vingt-huit et de 13,4 % des émissions du secteur des transports.
Face à ces constats, la Commission européenne estime que ‘'la contribution du secteur aérien
à la lutte contre le changement climatique nécessitera son engagement
total en faveur d'investissements dans des solutions de décarbonation de
l'aviation, en vue d'atteindre l'objectif de l'UE de parvenir à zéro émission nette d'ici à 2050'', souligne un communiqué publié le 24 janvier.
Les améliorations technologiques et le renouvellement de la flotte
ont pu partiellement contrebalancer l'impact de la croissance récente,
mais le bruit et les émissions ont tout de même augmenté depuis 2014. Le
nombre d'aéroports majeurs qui traitent plus de 50.000 mouvements
d'aéronefs par an devrait passer de 82 en 2017 à 110 en 2040 et, par
conséquent, le bruit des avions pourrait affecter plus d'Européens.
Cependant l'efficacité environnementale de l'aviation continue de
s'améliorer et d'ici 2040, d'autres améliorations en termes de
consommation moyenne de carburant par passager-kilomètre parcouru
(-12 %) et d'énergie sonore par vol (-24 %) sont à prévoir, selon le
rapport.
Réduire le bruit
Premier train de mesures, la mise en œuvre d'innovations de
conception des aéronefs afin d'en réduire le bruit, auquel sont exposés
des millions d'Européens. Les données de certification récentes
démontrent que les technologies de pointe continuent d'être intégrées
dans les nouvelles conceptions. La nouvelle norme de bruit des aéronefs
est entrée en vigueur le 1er janvier 2018 et les prochaines normes
relatives aux émissions de CO2 et aux moteurs des avions seront appliquées dès le 1er janvier 2020.
Le niveau sonore moyen de la catégorie des avions à deux allées de la
flotte européenne a considérablement diminué depuis 2008 en raison de
l'introduction de l'Airbus A 350 et du Boeing 787, souligne le rapport.
En 2017, 9,6 millions de vols ont eu lieu à destination ou en
provenance des aéroports des vingt-huit pays de l'Union européenne en
2017 et leur nombre devrait augmenter de 42 % entre 2017 et 2040.
L'initiative Ciel unique européen
a introduit des instruments réglementaires pour aider à relever les
défis environnementaux associés à cette croissance. Par exemple, les
opérations de descente continue des aéronefs ont le potentiel de réduire
à la fois le bruit et le CO2, en particulier dans la zone
centrale européenne. De nouveaux processus de vérification et de
collecte des certificats de bruit des avions sont mis en place par
l'AESA afin de soutenir une approche harmonisée.
Des carburants ‘'durables''
Autre priorité, l'utilisation des carburants aviation durables. Le
recours à ces carburants est actuellement minimal et devrait rester
limité à court terme. Selon le rapport, les carburants d'aviation
durables pourraient apporter une contribution importante à l'atténuation
des impacts actuels et futurs de l'aviation sur l'environnement.
Six filières de production des carburants d'aviation à base de
biocarburants ont été certifiées et plusieurs autres sont en cours
d'approbation. L'Union européenne a le potentiel d'augmenter sa capacité
de production de carburant d'avions biosourcé, mais l'utilisation par
les compagnies aériennes reste minime en raison de plusieurs facteurs,
notamment le coût par rapport au carburant d'aviation conventionnel et
la faible priorité accordée à la plupart des politiques bioénergétiques
nationales.
Anticiper les effets du climat sur le trafic aérien
En 2016, un accord a été conclu au sein de l'Organisation de l'aviation civile internationale
en vue de la mise en place d'un système de compensation et de réduction
des émissions de carbone pour le transport international. Depuis
novembre 2018, 76 États se sont portés volontaires pour compenser leurs
émissions à partir de 2021.
Les effets du changement climatique pourront affecter l'aviation. Des
températures moyennes et extrêmes plus élevées auront une incidence sur
les performances générales des avions. Ceci est dû au fait que, lorsque
la température de l'air augmente, sa densité diminue et que la portance
est réduite. Plusieurs aéroports dans le monde prévoient déjà des
départs à des heures plus fraîches de la journée pour les avions les
plus lourds, afin de prendre en compte les températures plus élevées.
On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Le Petit Prince (1943) de Antoine de Saint-Exupéry
mardi 29 janvier 2019
lundi 28 janvier 2019
Le krill antarctique fuit le réchauffement climatique
En examinant les données de captures du crustacé emblématique de l’Antarctique, une équipe anglaise vient de prouver que les populations de krills s’amenuisent et se réfugient dans les eaux plus froides proches du continent.
BIOMASSE. Le krill ne va pas bien, et on peut craindre des conséquences en chaîne pour les équilibres écologiques de l'Antarctique. Une équipe de chercheurs du laboratoire marin de Plymouth (Royaume-Uni) vient de publier des résultats alarmants dans Nature climate change : la principale nourriture des baleines à fanons (rorquals et baleines franches) est descendue plus au sud et se concentre désormais autour de la péninsule antarctique. L'étude ne fait pas d'évaluation de la biomasse d'Euphosia superba, la plus importante au monde pour le règne animal (autour de 600 millions de tonnes), mais elle rapporte des changements inquiétants sur la structure même de cette population.Si les chercheurs se sont focalisés sur la mer de Scotia (située à l’est de la pointe de Patagonie et de la péninsule antarctique), c’est parce que c’est dans cette zone que l’on retrouve le plus de krills, et ce depuis le début des relevés en 1926. Grâce à une banque de données spécialement construite pour l’observation de cette espèce, les biologistes disposent d’une série de 90 ans de relevés de captures par la pêche industrielle et de résultats de prélèvements scientifiques sur le renouvellement annuel de cette petite crevette. C’est ainsi qu’ils ont pu déterminer un déplacement de 440 kilomètres des bancs de crustacés, soit 4 degrés de latitudes au cours des 40 dernières années. L’espèce a délaissé les abords des îles de Géorgie du Sud pour les eaux proches du continent antarctique.
Tout indique que le krill a du mal à se reproduire
GÉNÉRATIONS. Un autre phénomène a intrigué les chercheurs. Les spécimens capturés aujourd’hui sont en moyenne 6 millimètres plus longs que ceux des années 1970 et leur masse corporelle est 75% plus importante. L’explication avancée est plutôt inquiétante. “Nos données sur l’abondance et la structure de la population révèlent les difficultés d’une espèce à renouveler ses générations et à se maintenir en nombre dans les franges nord de son aire de répartition”, explique Angus Atkinson, principal auteur de l’étude. Le réchauffement des eaux provoque toute une série de phénomènes qui se conjuguent pour rendre plus difficile la reproduction de l’espèce. Les chercheurs citent le renforcement des vents, une météo plus chaude et un recul de la glace. En conséquence, les conditions négatives que rencontre le krill lors des années où le courant circumpolaire antarctique provoque des tempêtes et une météo plus chaude et nuageuse se pérennisent. Les conditions plus favorables à la reproduction ne se répètent plus lors du printemps austral. Les jeunes larves dépérissent et les générations ne se renouvellent plus. C’est pour cela que les chercheurs ont constaté une surreprésentation de crustacés plus gros et plus matures.Ce changement d’aire de répartition affecte à la fois la chaîne alimentaire et le cycle biochimique de l’océan. Car l’espèce n’est pas seulement essentielle à l’alimentation des espèces marines. Elle fixe également le carbone et le fer présent dans les océans. La diminution de sa population pourrait ainsi provoquer des effets en cascade imprévus.
mardi 15 janvier 2019
Le réchauffement des océans revu à la hausse
Une nouvelle étude parue dans « Science » révise les températures de
référence, trop basses, et permet de confirmer les modèles climatiques.
Etudier le réchauffement océanique, c’est être aux premières loges des changements planétaires à l’œuvre. Les vastes étendues d’eau salée régulent la machine climatique en absorbant plus de 90 % de l’énergie attribuable au réchauffement planétaire. Or une étude publiée vendredi 11 janvier dans la revue Science a largement revu à la hausse l’évolution de leur température entre 1971 et 2010.
L’équipe internationale, menée par le chinois Lijing Cheng, s’est appuyée sur quatre études publiées entre 2008 et 2018 pour actualiser les séries temporelles des températures de l’océan. Elles mesurent la chaleur accumulée par ce dernier, nommé « contenu thermique de l’océan » (OHC pour « ocean heat content »).
Leurs résultats suggèrent que les chiffres utilisés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) étaient bien inférieurs à la réalité. Entre 1971 et 2010, l’OHC aurait ainsi grimpé annuellement de 0.36 à 0.39 watts par mètre carré (w/m²). Soit presque deux fois plus que les chiffres retenus par le cinquième rapport du GIEC datant de 2013, qui situait cette hausse annuelle entre 0,2 et 0,32 w/m² sur la même période.
Les scientifiques apportent ainsi de nouveaux arguments face à la théorie d’une « pause » dans le réchauffement climatique, comme le rappelle Damien Desbruyères, chercheur à l’Ifremer :
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défaut d’être réjouissants, ces résultats sont en adéquation avec les
algorithmes utilisés par le GIEC pour modéliser le climat dans son
ensemble. « Nous savons maintenant que les modèles mis en œuvre par le GIEC sont plus performants que nous le pensions », constate ainsi John P. Abraham, chercheur à l’université de Saint-Thomas aux Etats-Unis et coauteur de l’étude.
L’immensité du terrain d’étude constitue pour les scientifiques le principal obstacle à une meilleure compréhension des températures océaniques. L’océan couvre en effet 71 % de la surface du globe et atteint par endroits 11 000 mètres de profondeur. Sa température est loin d’être uniforme.
Entre 1940 et 2000, les chercheurs utilisaient des sondes bathythermographes (XBT en anglais), sorte de thermomètre muni d’un nez en plomb. Lancées depuis la surface, elles filaient au fond de la mer en transmettant leurs mesures. S’ils possédaient l’avantage de pouvoir être utilisés sans nécessiter l’arrêt du bateau, ces instruments à usage unique se heurtaient à l’impossibilité de couvrir l’ensemble de l’océan.
« Les nouvelles corrections des biais imputés aux XBT, tout comme la réduction de l’impact du sous-échantillonnage de certaines parties de l’océan, nous suggèrent de revoir à la hausse les estimations du réchauffement océanique » constate Damien Desbruyères.
De récentes recherches ont pourtant démontré que les profondeurs de l’océan conservaient une forme de mémoire des épisodes climatiques sur de longues périodes. « Argo ne mesure finalement que la moitié du volume total de l’océan. Il y a encore de grosses incertitudes sur la contribution de l’océan profond », explique Damien Desbruyères. « Pour avoir une image plus complète, nous avons besoin de capteurs qui puissent aller au-delà de 2 000 mètres », souligne également John P. Abraham. Ce sera tout l’enjeu de la flotte « Deep Argo » en cours de déploiement, et dont les sondes pourront atteindre les fonds marins.
La modification de la température de l’océan n’est pas qu’un indicateur du dérèglement climatique. Outre ses effets sur la biodiversité, son réchauffement provoque sa dilatation et donc l’élévation du niveau de la mer, renforcée par la fonte de la banquise et de la glace terrestre (glaciers, inlandsis). Il pourrait également modifier les grands courants océaniques et la circulation de l’eau, des mécanismes qui intéressent particulièrement les scientifiques, comme l’explique Damien Desbruyères.
Etudier le réchauffement océanique, c’est être aux premières loges des changements planétaires à l’œuvre. Les vastes étendues d’eau salée régulent la machine climatique en absorbant plus de 90 % de l’énergie attribuable au réchauffement planétaire. Or une étude publiée vendredi 11 janvier dans la revue Science a largement revu à la hausse l’évolution de leur température entre 1971 et 2010.
L’équipe internationale, menée par le chinois Lijing Cheng, s’est appuyée sur quatre études publiées entre 2008 et 2018 pour actualiser les séries temporelles des températures de l’océan. Elles mesurent la chaleur accumulée par ce dernier, nommé « contenu thermique de l’océan » (OHC pour « ocean heat content »).
Leurs résultats suggèrent que les chiffres utilisés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) étaient bien inférieurs à la réalité. Entre 1971 et 2010, l’OHC aurait ainsi grimpé annuellement de 0.36 à 0.39 watts par mètre carré (w/m²). Soit presque deux fois plus que les chiffres retenus par le cinquième rapport du GIEC datant de 2013, qui situait cette hausse annuelle entre 0,2 et 0,32 w/m² sur la même période.
Les scientifiques apportent ainsi de nouveaux arguments face à la théorie d’une « pause » dans le réchauffement climatique, comme le rappelle Damien Desbruyères, chercheur à l’Ifremer :
« Entre
2000 et 2009, la température de surface de l’océan, mesurée par
satellites, est restée stable : tout le monde s’est alors dit que le
réchauffement climatique se ralentissait. En réalité, le
mécanisme probablement responsable de cette pause, c’est que la
variabilité naturelle des grands courants marins modifie la
redistribution de la chaleur entre la surface et les grandes
profondeurs. »
Loin du décrochage annoncé par certains, l’étude note même une
accélération de la température océanique pour la période récente,
estimée entre 0.55 et 0.68 w/m² après 1991. « L’augmentation établie et continue de l’OHC indique que la planète est de toute évidence en train de se réchauffer », concluent les scientifiques.Un obstacle : l’immensité du terrain d’étude
Dans le cas du scénario le plus proche du respect de l’accord de Paris, les scientifiques projettent désormais une hausse de 1 037 zettajoules (1 021 joules) de l’OHC d’ici la fin du siècle. Les prévisions doubleraient pour un scénario sans diminution importante des émissions de gaz à effet de serre, portant ce chiffre à 2 020 zettajoules. A titre de comparaison, c’est l’équivalent de 4 000 fois la consommation annuelle énergétique de l’humanité, qui est d’environ 0,5 zettajoules.L’immensité du terrain d’étude constitue pour les scientifiques le principal obstacle à une meilleure compréhension des températures océaniques. L’océan couvre en effet 71 % de la surface du globe et atteint par endroits 11 000 mètres de profondeur. Sa température est loin d’être uniforme.
Entre 1940 et 2000, les chercheurs utilisaient des sondes bathythermographes (XBT en anglais), sorte de thermomètre muni d’un nez en plomb. Lancées depuis la surface, elles filaient au fond de la mer en transmettant leurs mesures. S’ils possédaient l’avantage de pouvoir être utilisés sans nécessiter l’arrêt du bateau, ces instruments à usage unique se heurtaient à l’impossibilité de couvrir l’ensemble de l’océan.
« Les nouvelles corrections des biais imputés aux XBT, tout comme la réduction de l’impact du sous-échantillonnage de certaines parties de l’océan, nous suggèrent de revoir à la hausse les estimations du réchauffement océanique » constate Damien Desbruyères.
Mémoire des épisodes climatiques
Pour pallier ces limites, la communauté scientifique peut compter depuis les années 2000 sur les mesures du programme international Argo, un réseau de 3 900 flotteurs dérivant aux quatre coins du globe à 1 000 mètres de profondeur et programmés pour effectuer des plongées jusqu’à 2000 mètres. S’il permet d’augmenter la résolution spatiale et temporelle des données collectées, le programme ne résout pas une inconnue majeure : l’absorption de l’excédent de chaleur par les abysses.De récentes recherches ont pourtant démontré que les profondeurs de l’océan conservaient une forme de mémoire des épisodes climatiques sur de longues périodes. « Argo ne mesure finalement que la moitié du volume total de l’océan. Il y a encore de grosses incertitudes sur la contribution de l’océan profond », explique Damien Desbruyères. « Pour avoir une image plus complète, nous avons besoin de capteurs qui puissent aller au-delà de 2 000 mètres », souligne également John P. Abraham. Ce sera tout l’enjeu de la flotte « Deep Argo » en cours de déploiement, et dont les sondes pourront atteindre les fonds marins.
La modification de la température de l’océan n’est pas qu’un indicateur du dérèglement climatique. Outre ses effets sur la biodiversité, son réchauffement provoque sa dilatation et donc l’élévation du niveau de la mer, renforcée par la fonte de la banquise et de la glace terrestre (glaciers, inlandsis). Il pourrait également modifier les grands courants océaniques et la circulation de l’eau, des mécanismes qui intéressent particulièrement les scientifiques, comme l’explique Damien Desbruyères.
« La circulation thermohaline, ou
circulation permanente à grande échelle de l’eau des océans, c’est comme
un grand tapis roulant qui évolue lentement dans le temps. Le
réchauffement de surface et la fonte des glaces, en rendant les eaux
plus légères, pourraient inhiber la formation des eaux profondes aux
hautes latitudes, un maillon essentiel de cette circulation et la
principale source de renouvellement de l’océan profond et abyssal. »
Signe
de cet intérêt, le prochain document du GIEC, qui sera rendu public en
septembre 2019, portera sur les incidences des changements climatiques
sur les océans et la cryosphère.dimanche 23 décembre 2018
Dans la balance du vivant, les hommes ne pèsent pas bien lourd
Trois chercheurs israéliens et américains ont estimé en juin la masse
totale des êtres vivants sur la Terre. Et les humains y tiennent une
place ridiculement insignifiante.
Combien pèsent tous les êtres vivants sur Terre ? C’est à cette question que trois chercheurs ont tenté de répondre le plus précisément possible dans une étude publiée en juin dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Selon eux, la masse totale de la vie sur notre planète – ce que l’on appelle la biomasse – est égale à 550 milliards de tonnes de carbone (mesurer seulement la masse de carbone, l’élément le plus abondant dans la chimie de la vie sur Terre, permet d’exclure la masse d’eau, qui peut varier fortement d’un individu à l’autre).
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’écrasante majorité de la masse du vivant vient du règne végétal. Les végétaux (au sens large) représentent 82 % de la masse totale avec 450 milliards de tonnes de carbone (Gt C). Suit une seconde surprise pour qui s’avancerait à mettre le règne animal en seconde position : les bactéries représentent le deuxième taxon (groupe d’organismes) le plus massif : pas moins de 70 Gt C sont dénombrées dans l’étude. Les champignons complètent le podium (eh oui !) avec une masse estimée à 12 Gt C. Suivent ensuite les archées et les protistes (des micro-organismes) avec des masses estimées respectivement à 7 et 4 Gt C. Les animaux ? Seulement 2 Gt C. Bien loin d’être les plus massifs, les humains ne représentent que 60 millions de tonnes de carbone, soit environ 1 166 fois moins que… les bactéries.
Le graphique ci-dessous représente la répartition de la biomasse par grandes familles d’êtres vivants.
Si la vie sur terre est née dans les eaux, elle a depuis très
largement migré sur les terres émergées de la planète, puisque celles-ci
concentrent 86 % de la masse du vivant. Les milieux souterrains
contiennent, eux, presque douze fois plus de biomasse que les milieux
marins, qui n’abritent qu’un pourcent de la biomasse totale.
Combien pèsent tous les êtres vivants sur Terre ? C’est à cette question que trois chercheurs ont tenté de répondre le plus précisément possible dans une étude publiée en juin dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Selon eux, la masse totale de la vie sur notre planète – ce que l’on appelle la biomasse – est égale à 550 milliards de tonnes de carbone (mesurer seulement la masse de carbone, l’élément le plus abondant dans la chimie de la vie sur Terre, permet d’exclure la masse d’eau, qui peut varier fortement d’un individu à l’autre).
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’écrasante majorité de la masse du vivant vient du règne végétal. Les végétaux (au sens large) représentent 82 % de la masse totale avec 450 milliards de tonnes de carbone (Gt C). Suit une seconde surprise pour qui s’avancerait à mettre le règne animal en seconde position : les bactéries représentent le deuxième taxon (groupe d’organismes) le plus massif : pas moins de 70 Gt C sont dénombrées dans l’étude. Les champignons complètent le podium (eh oui !) avec une masse estimée à 12 Gt C. Suivent ensuite les archées et les protistes (des micro-organismes) avec des masses estimées respectivement à 7 et 4 Gt C. Les animaux ? Seulement 2 Gt C. Bien loin d’être les plus massifs, les humains ne représentent que 60 millions de tonnes de carbone, soit environ 1 166 fois moins que… les bactéries.
Le graphique ci-dessous représente la répartition de la biomasse par grandes familles d’êtres vivants.
En masse, les plantes dominent le monde
Masse de la biosphère présente sur Terre, classée par
familles d'êtres vivants (taxons), exprimée en milliards de tonnes de
carbone (Gt C).
L'immense majorité de la vie terrestre se trouve sur les terres émergées
Répartition de la biomasse terrestre selon son type d'environnement.
Si l’on s’intéresse aux taxons que l’on connaît le mieux, les règnes
végétaux et animaux, on constate que les premiers sont quasi
exclusivement terrestres, alors que les seconds sont très
majoritairement marins. Ceci tient notamment au fait que les poissons
sont beaucoup plus nombreux que les animaux terrestres, notamment les
mammifères.
Les
humains ont également largement contribué à l’extinction de la
mégafaune au quaternaire depuis 50 000 ans : la masse des mammifères
sauvages terrestres avant cette période a été estimée à 0,02 Gt C, alors
qu’elle est à présent de 0,003 Gt C, soit une division par presque
sept. Les activités humaines ont également réduit de 0,1 Gt C la
biomasse des poissons, soit à peu près autant que la taille des
populations restantes aujourd’hui dans les mers et océans de la planète.
L’impact de la civilisation humaine se mesure aussi nettement dans la
biomasse végétale : il est estimé que la masse de la flore planétaire
a été divisée par deux par rapport à son niveau précivilisationnel. Les
mêmes tendances qui étaient hier à l’œuvre se poursuivent plus que
jamais aujourd’hui, puisque le rythme d’extinction des animaux a été multiplié par cent depuis 1900.
Le recensement des trois chercheurs n’est pas parfait, ceux-ci font état de larges incertitudes quant à certains taxons. L’estimation de la masse de plantes est considérée comme solide, mais celles des autres, et notamment des archées, des animaux ou des virus, est soumise à des marges d’erreurs importantes. Mais ces travaux, qui sont les plus précis à ce jour, permettent de mieux comprendre la composition de la biosphère, et notamment la façon dont une espèce minoritaire, la nôtre, parvient à bousculer massivement les plus grands règnes vivants de la planète.
Les plantes sont largement terrestres, mais les animaux majoritairement marins
La dramatique signature des humains
Les auteurs notent que la masse des humains et du bétail (1,6 Gt C) surpasse très largement celle de tous les mammifères sauvages de la planète (0,007 Gt C), signe de l’emprise des activités humaines sur la biomasse et des conséquences gigantesques qui ont suivi la naissance de l’agriculture, la domestication des animaux et la révolution industrielle pour la planète.Le recensement des trois chercheurs n’est pas parfait, ceux-ci font état de larges incertitudes quant à certains taxons. L’estimation de la masse de plantes est considérée comme solide, mais celles des autres, et notamment des archées, des animaux ou des virus, est soumise à des marges d’erreurs importantes. Mais ces travaux, qui sont les plus précis à ce jour, permettent de mieux comprendre la composition de la biosphère, et notamment la façon dont une espèce minoritaire, la nôtre, parvient à bousculer massivement les plus grands règnes vivants de la planète.
mardi 11 décembre 2018
Dans la baie de Somme, la densité de poissons en baisse de 80 % en trente ans
De 200 000 individus par mètre carré il y a trois décennies, on ne
trouve plus que 40 000 individus aujourd’hui, selon l’Institut français
de recherche pour l’exploitation de la mer.
Que vont devenir cabillauds, flets, merlans, limandes ou autre harengs de la baie de Somme ? La densité des poissons, toutes espèces confondues, a diminué de 80 % en trente ans dans cette immense baie du littoral picard, selon une étude de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Elle est ainsi passée de 200 000 individus par mètre carré à 40 000 individus, conclut l’étude, qui impute cette chute à la hausse de la température de l’eau.
« Cette diminution substantielle touche principalement les espèces à croissance rapide et ainsi précocement matures pour la reproduction, comme la limande, la plie, le sprat ou le hareng », souligne l’étude, publiée dans la revue Global Change Biology. Ces espèces sont particulièrement sensibles aux variations de l’environnement, davantage que les espèces à croissance lente comme le bar par exemple, selon l’Ifremer.
Que vont devenir cabillauds, flets, merlans, limandes ou autre harengs de la baie de Somme ? La densité des poissons, toutes espèces confondues, a diminué de 80 % en trente ans dans cette immense baie du littoral picard, selon une étude de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Elle est ainsi passée de 200 000 individus par mètre carré à 40 000 individus, conclut l’étude, qui impute cette chute à la hausse de la température de l’eau.
« Cette diminution substantielle touche principalement les espèces à croissance rapide et ainsi précocement matures pour la reproduction, comme la limande, la plie, le sprat ou le hareng », souligne l’étude, publiée dans la revue Global Change Biology. Ces espèces sont particulièrement sensibles aux variations de l’environnement, davantage que les espèces à croissance lente comme le bar par exemple, selon l’Ifremer.
Augmentation rapide de la température
Pour l’Institut, ce bouleversement est bien dû au réchauffement des océans, exacerbé dans le cas de la baie de Somme. « La température de l’eau en Manche est-Mer du Nord a connu une augmentation rapide sur la période étudiée, entre 0,3 et 0,4 °C par décennie, avec une accélération entre 1998 et 2003 (plus de 1 °C entre ces cinq années), soit une hausse quatre fois supérieure au réchauffement moyen de l’ensemble des océans », affirme l’Ifremer.
« D’ici
2100, la hausse des températures en Manche Est-Mer du Nord pourrait
atteindre 2,5 à 3 °C par rapport à la période actuelle, ce qui risque
d’amplifier les effets néfastes déjà observés en baie de Somme. »
Pour
réaliser cette étude, l’Ifremer s’est appuyé sur des données
recueillies entre 1987 et 2012 avec des engins de pêche standardisés,
utilisés chaque année à la même période.Une étude de l'Ademe condamne la filière EPR pour raison économique
Dans une étude sur l'évolution du mix électrique français de 2020 à
2060, l'Ademe prévoit une baisse du coût de l'électricité grâce à un
fort développement des renouvelables tandis que la filière EPR se révèle
non compétitive.
C'est une nouvelle étude qui va donner le sourire aux promoteurs des énergies renouvelables (EnR) et contrarier la filière nucléaire. L'Ademe a dévoilé ce lundi 10 décembre une analyse de l'évolution possible du mix électrique français d'ici 2060. Les dirigeants de l'établissement public souhaitent éclairer le gouvernement et les différentes parties prenantes au moment où s'ouvre la consultation sur la nouvelle programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), dévoilée le 27 novembre par Emmanuel Macron, puis détaillée par François de Rugy.
Après son étude de 2015 qui envisageait une France avec 100% d'électricité renouvelable en 2050, l'Ademe a étudié sept scénarios de transition du mix électrique jusqu'à 2060. "Le parti pris dans cet exercice est de rester strictement sur une logique d'optimisation économique : il s'agit d'évaluer les trajectoires qui coûteront le moins cher pour la collectivité", explique Arnaud Leroy, président de l'Ademe.
L'étude est basée sur un outil informatique développé par la société Artelys qui évalue la composition du mix optimal pour minimiser les coûts de production du système électrique tout en respectant l'équilibre offre-demande. Plusieurs variables ont été prises en compte comme le niveau de la demande électrique, le coût des technologies ou encore la plus ou moins bonne acceptabilité des EnR.
Un coût de 39 milliards pour la Nation
Il ressort de l'étude que "le développement d'une filière EPR ne serait pas compétitif pour le système électrique français d'un point de vue économique". La construction d'un seul réacteur supplémentaire de nouvelle génération en 2030 nécessiterait 4 à 6 milliards d'euros (Md€) de soutien public en raison de ses coûts trop élevés. "Nous avons malgré cela développé un scénario « EPR en série »", explique David Marchal, directeur adjoint Productions et énergies durables à l'Ademe. Dans cette hypothèse (24 GW en 2060), l'étude chiffre à 39 Md€ le coût minimal pour la Nation, malgré la prise en compte des économies d'échelle permises par le développement des EPR en série (70 €/Mwh).
En revanche, l'étude estime économiquement et climatiquement efficient le prolongement d'une partie du parc nucléaire historique, en conformité avec l'objectif de 50 % du mix électrique entre 2030 et 2035. "Pour les scénarios étudiés, une fermeture de 30 % des réacteurs à l'âge de 40 ans, puis à nouveau de 30 % des réacteurs restants à 50 ans est possible avec un coût nul pour la France sur la période 2030-2044", indique l'Ademe.
"La fermeture systématique des centrales nucléaires à 50 ans génère des coûts supplémentaires lorsque la capacité nucléaire totale passe en deçà de 30 GW", indique toutefois l'étude. Par contre, une prolongation trop longue du nucléaire historique "déséquilibrerait la rentabilité de tous les moyens de production" en maintenant les prix de marché de gros de l'électricité à un faible niveau. Ce qui décalerait le seuil de rentabilité des EnR en 2045 mais diminuerait aussi la marge des producteurs nucléaires de 3,6 Md€ sur la période 2030-2044.
Plus de 95 % d'EnR en 2060
Cette transition vers la fin du nucléaire s'explique par la forte montée en puissance des renouvelables, même si elles n'atteindraient pas 100 % du mix électrique en 2050. Des EnR qui se développeraient sans système de soutien à partir de 2030 pour le photovoltaïque et de 2035 pour l'éolien terrestre dans la plupart des scénarios étudiés.
Pour des niveaux de demande d'électricité compris entre 430 et 600 TWh, l'optimisation économique de l'évolution du système électrique conduit à "une part d'EnR de 85 % en moyenne en 2050 et de plus de 95 % en 2060 dans l'ensemble des cas, hormis ceux avec déploiement volontariste d'EPR", indique l'Ademe. De plus, ajoute David Marchal, "réduire la demande d'électricité, grâce à l'efficacité énergétique notamment, induirait une diminution des coûts totaux du système de 7 % et des émissions de CO2 de 22 % en 2060 tout en permettant une augmentation des exportations".
Cette optimisation économique de la production devrait conduire à une baisse du coût total de l'électricité à 90 €/MWh, contre 100 €/MWh aujourd'hui. Et ce, malgré les coûts d'intégration des EnR ou les coûts de stockage, et en prenant en compte l'équilibre horaire entre l'offre et la demande.
C'est une nouvelle étude qui va donner le sourire aux promoteurs des énergies renouvelables (EnR) et contrarier la filière nucléaire. L'Ademe a dévoilé ce lundi 10 décembre une analyse de l'évolution possible du mix électrique français d'ici 2060. Les dirigeants de l'établissement public souhaitent éclairer le gouvernement et les différentes parties prenantes au moment où s'ouvre la consultation sur la nouvelle programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), dévoilée le 27 novembre par Emmanuel Macron, puis détaillée par François de Rugy.
Après son étude de 2015 qui envisageait une France avec 100% d'électricité renouvelable en 2050, l'Ademe a étudié sept scénarios de transition du mix électrique jusqu'à 2060. "Le parti pris dans cet exercice est de rester strictement sur une logique d'optimisation économique : il s'agit d'évaluer les trajectoires qui coûteront le moins cher pour la collectivité", explique Arnaud Leroy, président de l'Ademe.
L'étude est basée sur un outil informatique développé par la société Artelys qui évalue la composition du mix optimal pour minimiser les coûts de production du système électrique tout en respectant l'équilibre offre-demande. Plusieurs variables ont été prises en compte comme le niveau de la demande électrique, le coût des technologies ou encore la plus ou moins bonne acceptabilité des EnR.
Un coût de 39 milliards pour la Nation
Il ressort de l'étude que "le développement d'une filière EPR ne serait pas compétitif pour le système électrique français d'un point de vue économique". La construction d'un seul réacteur supplémentaire de nouvelle génération en 2030 nécessiterait 4 à 6 milliards d'euros (Md€) de soutien public en raison de ses coûts trop élevés. "Nous avons malgré cela développé un scénario « EPR en série »", explique David Marchal, directeur adjoint Productions et énergies durables à l'Ademe. Dans cette hypothèse (24 GW en 2060), l'étude chiffre à 39 Md€ le coût minimal pour la Nation, malgré la prise en compte des économies d'échelle permises par le développement des EPR en série (70 €/Mwh).
En revanche, l'étude estime économiquement et climatiquement efficient le prolongement d'une partie du parc nucléaire historique, en conformité avec l'objectif de 50 % du mix électrique entre 2030 et 2035. "Pour les scénarios étudiés, une fermeture de 30 % des réacteurs à l'âge de 40 ans, puis à nouveau de 30 % des réacteurs restants à 50 ans est possible avec un coût nul pour la France sur la période 2030-2044", indique l'Ademe.
"La fermeture systématique des centrales nucléaires à 50 ans génère des coûts supplémentaires lorsque la capacité nucléaire totale passe en deçà de 30 GW", indique toutefois l'étude. Par contre, une prolongation trop longue du nucléaire historique "déséquilibrerait la rentabilité de tous les moyens de production" en maintenant les prix de marché de gros de l'électricité à un faible niveau. Ce qui décalerait le seuil de rentabilité des EnR en 2045 mais diminuerait aussi la marge des producteurs nucléaires de 3,6 Md€ sur la période 2030-2044.
Plus de 95 % d'EnR en 2060
Cette transition vers la fin du nucléaire s'explique par la forte montée en puissance des renouvelables, même si elles n'atteindraient pas 100 % du mix électrique en 2050. Des EnR qui se développeraient sans système de soutien à partir de 2030 pour le photovoltaïque et de 2035 pour l'éolien terrestre dans la plupart des scénarios étudiés.
Pour des niveaux de demande d'électricité compris entre 430 et 600 TWh, l'optimisation économique de l'évolution du système électrique conduit à "une part d'EnR de 85 % en moyenne en 2050 et de plus de 95 % en 2060 dans l'ensemble des cas, hormis ceux avec déploiement volontariste d'EPR", indique l'Ademe. De plus, ajoute David Marchal, "réduire la demande d'électricité, grâce à l'efficacité énergétique notamment, induirait une diminution des coûts totaux du système de 7 % et des émissions de CO2 de 22 % en 2060 tout en permettant une augmentation des exportations".
Cette optimisation économique de la production devrait conduire à une baisse du coût total de l'électricité à 90 €/MWh, contre 100 €/MWh aujourd'hui. Et ce, malgré les coûts d'intégration des EnR ou les coûts de stockage, et en prenant en compte l'équilibre horaire entre l'offre et la demande.
COP 24 : La France rétrogradée en 21ème position des performances climatiques
L'indice de performance des changements climatiques 2019 (CCPI), publié le 10 décembre à la COP 24
à Katowice (Pologne), montre que seule une poignée de pays ont commencé
à mettre en œuvre des stratégies visant à limiter le réchauffement de
la planète en dessous de 2°C voire de 1,5°C.
Elaboré par Germanwatch, le New Climate Institute et le Climate Action Network (CAN), ce classement passe en revue 56 pays et l'Union européenne, responsables à eux seuls de près de 90 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
La France, dont les performances climatiques sont en baisse, est classée 21ème, bien loin du leader (la Suède), mais aussi du Maroc, qui a considérablement accru sa capacité en énergies renouvelables, de la Lituanie, mais devant l'Allemagne et les Pays-Bas.
L'Inde passe au onzième rang en raison d'une amélioration de ses performances en matière d'énergies renouvelables et de niveaux d'émissions par habitant relativement faibles. La Chine se rehausse au 33e rang, faisant partie pour la première fois du groupe des pays à performance moyenne.
Dans le groupe des pays très peu performants se trouvent près de la moitié des pays du G20 : Japon (49ème rang), Turquie (50), Fédération de Russie (52), Canada (54), Australie (55), Corée (57) et, au plus bas du classement, États-Unis (59) et Arabie saoudite (60).
Les trois premiers rangs du CCPI 2019 restent inoccupés, car aucun pays ne se situe sur une trajectoire nettement en dessous de 2°C.
Elaboré par Germanwatch, le New Climate Institute et le Climate Action Network (CAN), ce classement passe en revue 56 pays et l'Union européenne, responsables à eux seuls de près de 90 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
La France, dont les performances climatiques sont en baisse, est classée 21ème, bien loin du leader (la Suède), mais aussi du Maroc, qui a considérablement accru sa capacité en énergies renouvelables, de la Lituanie, mais devant l'Allemagne et les Pays-Bas.
L'Inde passe au onzième rang en raison d'une amélioration de ses performances en matière d'énergies renouvelables et de niveaux d'émissions par habitant relativement faibles. La Chine se rehausse au 33e rang, faisant partie pour la première fois du groupe des pays à performance moyenne.
Dans le groupe des pays très peu performants se trouvent près de la moitié des pays du G20 : Japon (49ème rang), Turquie (50), Fédération de Russie (52), Canada (54), Australie (55), Corée (57) et, au plus bas du classement, États-Unis (59) et Arabie saoudite (60).
Les trois premiers rangs du CCPI 2019 restent inoccupés, car aucun pays ne se situe sur une trajectoire nettement en dessous de 2°C.
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