mercredi 13 mai 2009

Selon un mathématicien, la fiabilité statistique des études portant sur les effets sanitaires des OGM est insignifiante

Il faudrait tout oublier. Des affirmations définitives sur la toxicité ou l'innocuité des organismes génétiquement modifiés (OGM), il faudrait ne rien retenir - ou vraiment pas grand-chose. C'est, en substance, la thèse que défend Marc Lavielle, seul mathématicien membre du Haut Conseil des biotechnologies (HCB), instance qui a pour mission d'apporter son expertise sur des sujets comme les OGM et qui devait tenir, mardi 12 mai, sa toute première réunion.

mardi 12 mai 2009

Malgré leurs déboires, les agriculteurs d'Afrique du Sud croient aux OGM

Pour en être certain, Michael de Jager a grimpé sur sa moissonneuse-batteuse. Dans son champ de maïs, près de Bothaville, dans la province rurale du Free State, au cœur de l'Afrique du Sud, il a fait deux coupes, à 200 mètres de distance. Résultat : une différence de rendement de 65 %, en défaveur des plants transgéniques.

L’Etat approuve la création du parc national des Calanques

Initiative lancée il y a plusieurs années, la reconnaissance en parc national du massif des Calanques dans le département des Bouches-du-Rhône vient d’obtenir l’aval du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire (MEEDAT). En effet, l’arrêté du 30 avril 2009 de « prise en considération du projet » par l’Etat a été publié le 5 mai dernier au Journal Officiel.

Mais, si la création du parc national des Calanques a été approuvée, ses frontières restent encore à délimiter. Saluant l’entérinement de ce projet, le Groupement d’Intérêt Public (GIP) des Calanques déclare ainsi : « Cette étape clé prévue par l’article L331-2 du Code de l’Environnement permet au GIP et à ses partenaires de poursuivre les réflexions devant conduire à la création du parc national fin 2010 sur la base d’un premier périmètre d’étude aujourd’hui reconnu comme pertinent par l’Etat ».

vendredi 17 avril 2009

OGM : la hausse des rendements contestée

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) ne sont pas seulement la cible des critiques en Europe, où l'Allemagne vient de rejoindre le cortège des Etats ayant banni le maïs Mon810 de leur territoire. Aux Etats-Unis, patrie du groupe Monsanto, un rapport publié mardi 14 avril par l'Union of Concerned Scientist (UCS), un groupe indépendant d'experts né dans le giron du Massachusetts Institute of Technology (MIT), s'attaque au principal argument des fabricants de semences modifiées : la garantie de plus forts rendements.

"Depuis des années, les industriels claironnent qu'ils vont nourrir le monde, en promettant que les OGM produiront de meilleurs rendements. Mais après vingt ans de recherches et treize ans de commercialisation, les fermiers américains qui ont recours à ces semences n'ont guère récolté davantage à l'acre (0,4 hectare). En comparaison, l'agriculture traditionnelle continue d'avoir de meilleurs résultats", affirme l'auteur du rapport, Doug Gurian-Sherman.

mardi 14 avril 2009

La biodiversité : l'autre choc ?

La présence des espèces vivantes sur Terre n'est que transitoire. Celles qui y vivent actuellement ne représentent que 2 % de celles qui y ont vécu jusqu'ici.
La biosphère a connu 5 crises d'extinction spectaculaire dont la plus connue est celle qui a entraîné la disparition des dinosaures, il y a soixante-cinq millions d'années, mais la plus dévastatrice, celle du permien, il y a deux cent cinquante millions d'années, qui a supprimé 50 % des familles d'animaux terrestres et 95 % des espèces océaniques.
Mais chacune de ces crises d'extinction s'est déroulée sur des centaines de milliers d'années.
Le problème qui se pose à nous est de savoir si nous ne vivons pas un sixième cycle d'extinction massive et si ce spasme d'extinction ne va pas se produire dans des délais très brefs au regard des temps géologiques, de l'ordre du siècle.
Il serait probablement prématuré d'apporter une réponse tranchée à cette question - et annoncer une extinction de l'ampleur de celui du permien. Mais on doit ici se faire l'écho d'un constat unanime de la communauté scientifique : le bilan du demi-siècle passé est très préoccupant et pour le proche avenir les pressions traditionnelles s'accroissent, alors même qu'une nouvelle menace se profile - celle du changement climatique.
Le rythme général d'extinction des espèces s'accélère
Entre 1970 et 2003, cet indice général de biodiversité a diminué de 30 %.
Cette donnée générale est décomposée en 3 sous-divisions représentatives de l'évolution de la biodiversité dans les milieux terrestre, marin et d'eau douce.
La convergence de l'érosion de la biodiversité pour chacun de ces indices est frappante :
- 31 % pour les espèces terrestres,
- 27 % pour les espèces marines,
- 28 % pour les espèces d'eau douce.

jeudi 9 avril 2009

La croissance verte est un leurre

Extraits :
(...)Pendant des années, nos systèmes ont fonctionné sur l'a priori absurde que le monde physique et vivant n'existait pas. Nous avons construit un univers artificiel d'accumulation sans limites et de déni de responsabilité. Les subprimes, la titrisation, comme la surconsommation de matières et d'énergie, tout cela supposait un processus de croissance indéfinie ne connaissant aucune contrainte. Or que se passe-t-il au­jour­d'hui ? Cette logique implose : pour la première fois, on comprend qu'il faut tenir compte du monde réel et de ses limites(...)

(...)La capacité de nos élites à voir ou à ne pas voir le problème est donc fondamentale. C'est LA grande leçon de Jared Diamond (3) : ce n'est jamais pour des raisons environnementales qu'une société s'effondre, c'est pour la façon dont elle y répond. Mais nos institutions sont-elles à même de répondre à ces questions ? Nous sommes toujours des héritiers de la philosophie du contrat : nos sociétés sont organisées de façon que chacun puisse maximiser sa production et sa consommation, nos représentants sont élus pour ça. Et ils n'ont pas été habitués à concilier le court et le long terme. Il faudrait proposer, comme je le fais avec un collègue américain, une chambre de représentants dévolue aux enjeux du long terme.(...)

vendredi 27 mars 2009

Batailles pour l’eau publique

Le service de l’eau de la Ville de Paris, confié à des opérateurs privés depuis 1985, devrait devenir une régie municipale avant la fin de l’année 2009. A Bordeaux, Lyon, Toulouse, Saint-Dizier..., les mobilisations en faveur d’une gestion publique directe de l’eau se multiplient. La défense du bien commun, la revalorisation du service public et le développement soutenable des territoires sont au cœur de ces luttes multiformes qui enregistrent des victoires éclatantes et ravivent l’engagement politique.
Par Marc Laimé

Ces poissons aux dents capables de couper le métal envahissent la Méditerranée : les pêcheurs sont désormais payés pour les capturer

Une mâchoire capable de sectionner du métal, une chair mortelle sans antidote connu, et des attaques déjà recensées sur des baigneurs : le p...