On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Le Petit Prince (1943) de Antoine de Saint-Exupéry
jeudi 8 septembre 2011
Mort de sangliers : soupçons sur le sulfure d'hydrogène
http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/09/07/les-sangliers-morts-en-bretagne-le-sont-vraisemblablement-a-cause-du-sulfure-d-hydrogene_1568765_3244.htmlL'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement (Anses) estime "hautement probable" que la mort de 36 sangliers, cet été en Bretagne, soit due à du sulfure d'hydrogène produit par les algues vertes, sans pouvoir affirmer
qu'il s'agissait du seul facteur. Dans ce rapport publié au lendemain
de celui de l'Institut national de l'environnement industriel et des
risques (Ineris) arrivant à des conclusions similaires, l'Anses a
estimé "au regard de l'ensemble de données disponibles, que
l'hypothèse d'une intoxication par le sulfure d'hydrogène (H2S) est la
plus probable sans pouvoir affirmer qu'il s'agit du seul facteur contributif de la mortalité massive." L'Anses avait été chargée par le ministère de l'agriculture d'examiner les causes de la mort de ces animaux sauvages dans la baie de Morieux, située dans l'estuaire du Gouessant.
lundi 5 septembre 2011
Le nombre des débris spatiaux atteint un "point critique"
Une déchetterie en apesanteur, flottant dans l'espace et enrobant notre chère planète. C'est le bilan écologique désastreux de plusieurs décennies de conquête spatiale. Dans un rapport publié cette semaine, des scientifiques américains tirent la sonnette d'alarme : le nombre des débris qui flottent dans l'espace a atteint un "point critique", ce qui fait peser une menace de plus en plus grande sur les satellites et les astronautes.
La NASA a comptabilisé 22 000 débris et estime à des millions le nombre de ceux trop petits pour être enregistrés. Parmi ces débris, au moins 500 000 ont entre 1 et 10 cm de diamètre, et peuvent causer des dégâts. Des projections informatiques montrent que leur nombre a atteint un "point critique" qui fait qu'ils vont entrer en collision et créer de nouveaux débris, augmentant encore les risques d'endommager les engins spatiaux, indique le Conseil de la recherche nationale, un organisme indépendant de recherche qui chapeaute le comité.
En 2007, la Chine avait encore accru le nombre de ces débris en testant des missiles antisatellites qui avaient pulvérisé un satellite météo en 150 000 morceaux. Or faire le ménage n'est pas seulement cher, c'est aussi extrêmement compliqué. Car les Etats-Unis n'ont pas le droit, en vertu des lois internationales, de recueillir dans l'espace les objets appartenant à d'autres pays. "La guerre froide est terminée mais la question de la technologie des satellites reste sensible", affirme le vice-président de la commission, George Gleghorn.
La NASA a comptabilisé 22 000 débris et estime à des millions le nombre de ceux trop petits pour être enregistrés. Parmi ces débris, au moins 500 000 ont entre 1 et 10 cm de diamètre, et peuvent causer des dégâts. Des projections informatiques montrent que leur nombre a atteint un "point critique" qui fait qu'ils vont entrer en collision et créer de nouveaux débris, augmentant encore les risques d'endommager les engins spatiaux, indique le Conseil de la recherche nationale, un organisme indépendant de recherche qui chapeaute le comité.
En 2007, la Chine avait encore accru le nombre de ces débris en testant des missiles antisatellites qui avaient pulvérisé un satellite météo en 150 000 morceaux. Or faire le ménage n'est pas seulement cher, c'est aussi extrêmement compliqué. Car les Etats-Unis n'ont pas le droit, en vertu des lois internationales, de recueillir dans l'espace les objets appartenant à d'autres pays. "La guerre froide est terminée mais la question de la technologie des satellites reste sensible", affirme le vice-président de la commission, George Gleghorn.
La saga de "Caulerpa taxifolia"
la Caulerpa taxifolia est en nette régression. Apparue en 1984 sur les côtes de Monaco, elle est devenue rapidement envahissante. En 1990, la superficie colonisée par l'algue atteint 15 000 hectares en France, Espagne, Italie, Croatie et Tunisie. Mais plusieurs observations scientifiques récentes confirment qu'elle a presque disparu des fonds marins du nord de la Méditerranée.
C'est en effet sous les fenêtres du Musée océanographique de Monaco - dont elle décorait certains aquariums - qu'elle apparaît en 1984. Une portion d'algue, un stolon, est expulsée accidentellement dans le système de rejet des eaux de ces aquariums, en pleine mer.
La première colonie de Caulerpa, qui n'occupait qu'un hectare en 1984, avait envahi, en 1990, 2 000 hectares dans un rayon de dix kilomètres autour de la Principauté.
Aujourd'hui, 80 % des surfaces colonisées auraient disparu, affirme-t-il : "Dans certaines zones, comme au cap Martin, où Caulerpa taxifolia était omniprésente, on ne la trouve plus et la vie retrouve peu à peu ses droits !"
Les causes de cette régression ne sont pas encore établies de manière sûre. Les scientifiques émettent plusieurs hypothèses. Il pourrait s'agir d'une dégénérescence génétique, l'algue initialement importée d'Australie pour agrémenter les aquariums s'étant reproduite par
Enfin, la morphologie de cette algue, un long tuyau pouvant atteindre 3 mètres dans lequel prospèrent des bactéries et des virus, pourrait être à l'origine de ce dépérissement, souligne un biologiste marin, qui donne l'impression de se réjouir que la Caulerpa taxifolia n'ait pas livré tous ses secrets.
C'est en effet sous les fenêtres du Musée océanographique de Monaco - dont elle décorait certains aquariums - qu'elle apparaît en 1984. Une portion d'algue, un stolon, est expulsée accidentellement dans le système de rejet des eaux de ces aquariums, en pleine mer.
La première colonie de Caulerpa, qui n'occupait qu'un hectare en 1984, avait envahi, en 1990, 2 000 hectares dans un rayon de dix kilomètres autour de la Principauté.
Aujourd'hui, 80 % des surfaces colonisées auraient disparu, affirme-t-il : "Dans certaines zones, comme au cap Martin, où Caulerpa taxifolia était omniprésente, on ne la trouve plus et la vie retrouve peu à peu ses droits !"
Les causes de cette régression ne sont pas encore établies de manière sûre. Les scientifiques émettent plusieurs hypothèses. Il pourrait s'agir d'une dégénérescence génétique, l'algue initialement importée d'Australie pour agrémenter les aquariums s'étant reproduite par
Enfin, la morphologie de cette algue, un long tuyau pouvant atteindre 3 mètres dans lequel prospèrent des bactéries et des virus, pourrait être à l'origine de ce dépérissement, souligne un biologiste marin, qui donne l'impression de se réjouir que la Caulerpa taxifolia n'ait pas livré tous ses secrets.
lundi 15 août 2011
Erosion de la Biodiversité
Au delà du patrimoine naturel et des services rendus par l'expression de la biodiversité, un exemple de segmentation variétale et un autre d'érosion de la biodiversité portant sur des aliments de consommation courante.
Et une question comment, dans ces conditions, espérer conserver les gênes (et/ou maintenir les capacités d'adaptations des espèces) qui nous intéressent face aux enjeux alimentaires et aux changements climatiques à venir?
Cliquez sur les images pour une meilleure lecture
Et une question comment, dans ces conditions, espérer conserver les gênes (et/ou maintenir les capacités d'adaptations des espèces) qui nous intéressent face aux enjeux alimentaires et aux changements climatiques à venir?
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vendredi 12 août 2011
Un an de lutte contre les algues vertes n'a pas fait reculer le fléau
Un an après le lancement du plan national de lutte contre les algues vertes, l'hécatombe de sangliers sur une plage des Côtes-d'Armor – dans les cadavres desquels se trouvait du gaz dégagé par les algues en décomposition – vient rappeler une fois encore que la dangereuse prolifération de cette flore marine est loin d'être endiguée.
Voici maintenant quarante ans que les premières marées vertes ont été repérées sur le littoral breton. Elles concernent aujourd'hui 109 sites, selon un rapport du Conseil économique, social et environnemental de la région Bretagne . "Vingt ans de politiques anti-algues vertes n'ont pas vraiment démontré leur efficacité", constate Alain Menesguen, scientifique à l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer). Dernier effort en date : le Plan algues vertes, lancé en février 2010, se concentre sur huit baies prioritaires, alimentées par 23 bassins versants. 3 500 exploitations agricoles sont concernées.
DE LOURDES EXIGENCES POUR LES AGRICULTEURS
Si la mise en œuvre du plan est si ardue, c'est que pour les agriculteurs, les exigences sont élevées. "On sait que nous seront les premiers contributeurs au plan algues vertes", lance Danielle Even. Malgré la conscience d'avoir sa part de solutions à apporter et les efforts déjà consentis, d'autres préoccupations entrent en jeu : "C'est notre responsabilité, aussi, de maintenir la production agricole en Bretagne, de préserver les 40% d'emplois bretons dans ce secteur, de maintenir un niveau de vie décent chez des éleveurs déjà en difficultés financières", estime l'agricultrice.
Au-delà de la difficile transition des agriculteurs bretons, Jean-Paul Guyomarc'h évoque aussi les réticences des fabricants d'engrais azotés, qui voient d'un mauvais oeil la limitation de leurs produits. Et derrière ces lobbys agro-industriels, les intentions ambivalentes du gouvernement. Car à côté du plan national, "depuis juin, deux nouveaux décrets prévoient d'augmenter de 20% les terres agricoles concernées par l'épandage d'effluents d'élevage, qui libère des nitrates, s'indigne M. Guyomarc'h. Il faut arrêter de prendre les Bretons pour des imbéciles."
Voici maintenant quarante ans que les premières marées vertes ont été repérées sur le littoral breton. Elles concernent aujourd'hui 109 sites, selon un rapport du Conseil économique, social et environnemental de la région Bretagne . "Vingt ans de politiques anti-algues vertes n'ont pas vraiment démontré leur efficacité", constate Alain Menesguen, scientifique à l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer). Dernier effort en date : le Plan algues vertes, lancé en février 2010, se concentre sur huit baies prioritaires, alimentées par 23 bassins versants. 3 500 exploitations agricoles sont concernées.
DE LOURDES EXIGENCES POUR LES AGRICULTEURS
Si la mise en œuvre du plan est si ardue, c'est que pour les agriculteurs, les exigences sont élevées. "On sait que nous seront les premiers contributeurs au plan algues vertes", lance Danielle Even. Malgré la conscience d'avoir sa part de solutions à apporter et les efforts déjà consentis, d'autres préoccupations entrent en jeu : "C'est notre responsabilité, aussi, de maintenir la production agricole en Bretagne, de préserver les 40% d'emplois bretons dans ce secteur, de maintenir un niveau de vie décent chez des éleveurs déjà en difficultés financières", estime l'agricultrice.
Au-delà de la difficile transition des agriculteurs bretons, Jean-Paul Guyomarc'h évoque aussi les réticences des fabricants d'engrais azotés, qui voient d'un mauvais oeil la limitation de leurs produits. Et derrière ces lobbys agro-industriels, les intentions ambivalentes du gouvernement. Car à côté du plan national, "depuis juin, deux nouveaux décrets prévoient d'augmenter de 20% les terres agricoles concernées par l'épandage d'effluents d'élevage, qui libère des nitrates, s'indigne M. Guyomarc'h. Il faut arrêter de prendre les Bretons pour des imbéciles."
mardi 5 juillet 2011
A méditer
Près de sept milliards d’humains sur une planète qui dispose de ressources pour en accueillir durablement, comment en est-on arrivé là ?
Après René Dumont, Yves Cousteau, Claude Lévi-Strauss et quelques autres, une association reprend le flambeau contre la vanité de notre espèce qui s’estime au dessus des lois … de la nature.
http://www.demographie-responsable.org/
Après René Dumont, Yves Cousteau, Claude Lévi-Strauss et quelques autres, une association reprend le flambeau contre la vanité de notre espèce qui s’estime au dessus des lois … de la nature.
http://www.demographie-responsable.org/
vendredi 1 juillet 2011
Méditerranée : la biodiversité menacée malgré les aires protégées
Les aires marines protégées ne suffiront pas à écarter toute menace sur la biodiversité remarquable de la Méditerranée. Voici la conclusion d’une étude internationale impliquant notamment le CNRS, l’IRD, l’Ifremer et l’université de Montpellier 2.
Les aires marines protégées (AMP) ont été développées en Méditerranée à partir des années 1960. Cette mer constitue un “point chaud” de biodiversité : elle représente moins de 1% de la surface des océans du monde, mais abrite 4 à 18% des espèces marines. Or plusieurs menaces se conjuguent: une très forte pression de pêche, une pollution croissante et une température moyenne qui devrait augmenter considérablement lors des prochaines décennies.
Les AMP ne couvrent pour l’heure que 0,4% de la Méditerranée, soit un peu moins de 10000 km2, et ont été créées “sans véritable stratégie à grande échelle”, selon les conclusions de l’étude (d’autres zones protégées existent par ailleurs, comme le sanctuaire marin Pelagos, qui couvre 87500 km2 à lui seul sur les zones française, italienne, monégasque et internationale, et qui vise à protéger notamment baleines, dauphins et tortues). Et si ces aires peuvent s’avérer efficaces pour protéger les poissons, “certaines zones de forte biodiversité en tortues et mammifères marins, localisées notamment en Afrique du Nord et à l’extrémité est du bassin méditerranéen, doivent faire l’objet d’une attention plus particulière” — façon de dire que la situation n’y est guère brillante.
Les chercheurs appellent à augmenter les surfaces protégées en mer Méditerranée afin d’en préserver la richesse : “Ce travail suggère une gestion de la biodiversité qui dépasse le cadre des politiques nationales et les contraintes historiques.”
Les aires marines protégées (AMP) ont été développées en Méditerranée à partir des années 1960. Cette mer constitue un “point chaud” de biodiversité : elle représente moins de 1% de la surface des océans du monde, mais abrite 4 à 18% des espèces marines. Or plusieurs menaces se conjuguent: une très forte pression de pêche, une pollution croissante et une température moyenne qui devrait augmenter considérablement lors des prochaines décennies.
Les AMP ne couvrent pour l’heure que 0,4% de la Méditerranée, soit un peu moins de 10000 km2, et ont été créées “sans véritable stratégie à grande échelle”, selon les conclusions de l’étude (d’autres zones protégées existent par ailleurs, comme le sanctuaire marin Pelagos, qui couvre 87500 km2 à lui seul sur les zones française, italienne, monégasque et internationale, et qui vise à protéger notamment baleines, dauphins et tortues). Et si ces aires peuvent s’avérer efficaces pour protéger les poissons, “certaines zones de forte biodiversité en tortues et mammifères marins, localisées notamment en Afrique du Nord et à l’extrémité est du bassin méditerranéen, doivent faire l’objet d’une attention plus particulière” — façon de dire que la situation n’y est guère brillante.
Les chercheurs appellent à augmenter les surfaces protégées en mer Méditerranée afin d’en préserver la richesse : “Ce travail suggère une gestion de la biodiversité qui dépasse le cadre des politiques nationales et les contraintes historiques.”
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